Zorro et PHOTOWATT
Pourquoi maintenant ? La reprise de Photowatt par EDF intervient à quelques semaines de l’élection présidentielle. Elle intervient car le Président de la République, le même qui sans doute avait laissé EDF freiner le développement du photovoltaïque, veut jouer les sauveurs.
Le Président fait bouger un ami à la tête d’une entreprise publique dont tous les professionnels disent depuis des années qu’elle tire les ficelles ( toutes les ficelles) de notre politique énergétique.
Pourquoi si tard ? Depuis des années, la fragilité de Photowatt était connue : un actionnaire canadien préférant investir dans l’ONTARIO, un marché français photovoltaïque sans règles claires, un effort de recherche parfois dispersé, parfois décrédibilisé en même temps que tout le secteur.
Il aura fallu que des salariés médiatisent leur combat et attirent dans leur usine un ministre du Travail qui ne connaissait pas le dossier, pour changer la donne.
Depuis, Zorro passé à Yssingeaux chez Lejaby, est passé par Bourgoin pour éteindre un incendie. Alors qu’il demande à EDF de s’engager plus avant dans le photovoltaïque, le Président conforte l’entreprise dans la prolongation de la durée de vie des réacteurs nucléaires.
L’enjeu est d’aller au delà des effets d’annonce, pour parler d’une stratégie énergétique qui inclut sérieusement les renouvelables, en particulier le photovoltaïque. Le photovoltaïque ne doit ps être pensé comme une variable d'ajustement sur le marché énergétique.
Au rythme où vont augmenter les prix de l’électricité, dans quelques années, la parité réseau sera une réalité en France. L’électricité photovoltaïque deviendra moins chère que celles d’autres sources. Le photovoltaïque ouvre la voie à une autoconsommation qui réduit fortement le marché de l’énergie et le poids des électriciens. La France ne peut pas passer à côté de cette révolution qui se profile et met en cause le rôle même d’EDF.
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