Prenant du recul sur la recherche technologique au coeur de son métier, IFP Energies Nouvelles positionne son activité dans un contexte planétaires de risques auxquels la France doit répondre en se dotant de leviers: innovation et technologique, production énergétique nationale et européenne, diversification des énergies ce qui impose des investissements dans les infrastructures et les réseaux, sans oublier la maîtrise de la demande vers davantage de sobriété et d’efficacité.

Dans un monde de plus en plus incertain, dans un environnement menaçant, avec des pôles économiques et des puissances concurrentes, le dépendance énergétique et le souveraineté énergétique de la France, mais sont devenus des défis clairs.
Jusqu’à présent la France restait largement dépendante pour satisfaire de nombreux besoins, d’importations d’énergies fossiles, pétrole, mais aussi gaz naturel ( par pipeline) de Gaz Naturel Liquéfié ( GNL, par bateau gaziers) Cette dépendance a été mise en évidence à plusieurs reprises depuis le premier choc pétrolier de 1973, récemment à l’occasion de la guerre de la Russie contre l’Ukraine. Une situation répétée à une échelle encore plus sensible avec le conflit entre les Etats-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part. Cette menace , impose de conserver sur le sol national des capacités de stockage ( stratégique ou non) mais aussi de raffinage et de distributions sous contrôle du pays.
Après le recul des fossiles
Car demain, même après avoir réduit la dépendance aux énergies fossiles importées, même si des investissements importants ont été réalisés dans les énergies renouvelables ( solaire photovoltaïque, éolien), une autre dépendance se dessine, la dépendance aux technologies, aux équipements, mais aussi aux matériaux indispensables pour que les industries européennes soient capables de produire équipements éoliens et panneaux photovoltaïques.
En effet, pour le photovoltaïque, la Chine a établi sa domination sur la chaîne de valeur des matériaux de base aux technologies. Elle contrôle une grande partie des activités d’extraction pour le graphite et pour les terres rares. Elle domine encore davantage les chaînes de transformation pour le VCuivre,le Cobalt, le Lithium, le graphite et les terres rares.
La Chine a une position dominante dans plusieurs technologies, celles qui sont liées au photovoltaïque des wafers ( plaque de silicium semi-conducteur) aux modules en passant par les cellules. Pour l’éolien terrestre, la Chine domine la production de pales, de nacelles et de mâts. Pour l’éolien en mer , elle domine encore davantage. Comme elle possède les premiers acteurs pour les voitures électriques, les batteries, les pompes à chaleur et les électrolyseurs.
Ainsi dans tous les domaines la Chine a des positions supérieures à chacune des autres régions de la planète, les autres pays de l’Indo-Pacifique, l’Europe, Amériques du sud et centrale, et l’Amérique du Nord.
Pour compenser ces dépendances, il ne suffit pas de les identifier, il faut en peser les conséquences, géopolitiques, mais aussi environnementales et climatiques. Avant de déployer des leviers, qui sont d’abord, l’innovation et les technologies, mais aussi la production nationale et européenne.




