L’ANSES, Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) vient de publier un avis sur les risques pour la santé entrainés par les réseaux sociaux numériques, en particulier les adolescents, surtout les filles. En cause un usage intensif du téléphone mobile.
Les risques pour la santé ne sont pas seulement des risques sur la santé physique. La santé, comme le rappelle l’Organisation Mondiale de la Santé n’est pas seulement l’absence de maladie, c’est un état général de bien-être. Or, les technologies numériques de l’information et de la communication ont fortement bouleversé nos modes de vie, dans toutes les direction. Les méfaits du téléphone mobile sont moins au niveau physiologique qu’au niveau comportemental, psychologique, par les usages permis et poussé à outrance.
Pour étudier les risques éventuels liés aux usages des réseaux sociaux numériques, l’Anses s’est auto-saisie le 12 septembre 2019 afin d’évaluer les risques pour la santé. Parmi les questions, l’ANSES cite les conséquences de la surcharge informationnelle dans le monde du travail, l’accès aux contenus numériques dès le plus jeune âge, les modifications des interactions entre parents et enfants.
L’irruption des réseaux sociaux numériques dans les sphères familiales, scolaires et professionnelles pose de nombreuses questions sur les risques sanitaires que leurs usages peuvent représenter, notamment pour les publics les plus sensibles.
L’avis de l’ANSES rappelle que « l’usage des réseaux sociaux numériques à l’adolescence, période de vulnérabilité, soulève des préoccupations quant aux effets sur le développement cognitif, la santé mentale et l’équilibre émotionnel. » L’expertise a cherché à caractériser le fonctionnement des réseaux sociaux, les usages, les spécificités des adolescents, à écrire les effets sur la santé de « certaines pratiques particulières. »
Les travaux d’expertise se sont fondés sur la littérature scientifique disponible portant sur les effets de l’usage des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents de 11 à17 ans. Ce corpus a été enrichi d’études parues avant 2011, estimées pertinentes par les experts pour compléter la recherche bibliographique, notamment pour présenter un état de l’art des connaissances relatives aux différents effets sanitaires étudiés, retracer le contexte de la définition et de la compréhension de la période de l’adolescence, ou encore analyser les usages des réseaux sociaux numériques. Les experts du groupe de travail ont consulté des données publiées après 2021 présentant les résultats de prévalence des pathologies étudiées et pour confronter les conclusions issues de l’analyse bibliographique avec les résultats d’études récemment publiées.





