Dans le cadre de son avis sur les effets des réseaux sociaux numériques, l’ANSES souligne les perturbations graves que l’utilisation des réseaux sociaux numériques, via le téléphone, entraine sur le sommeil.
L’analyse des études scientifiques révèle un impact négatif de l’usage des réseaux sociaux numériques sur le sommeil des adolescents. L’augmentation du temps passé sur ces plateformes retarde l’heure du coucher, réduit la durée totale du sommeil. De plus, les contenus consultés et les interactions en ligne stimulent l’éveil physiologique, cognitif et émotionnel, entravant le processus d’endormissement et de maintien du sommeil.
La lumière des écrans la nuit agit directement sur le rythme circadien, inhibant la sécrétion nocturne de mélatonine, hormone essentielle à l’endormissement. Un sommeil insuffisant chez l’adolescent, tant en quantité qu’en qualité, entraîne somnolence diurne, irritabilité et tristesse. Des facteurs tels que l’âge, le sexe, l’anxiété et la dépression préexistantes, de même que l’établissement de règles par les parents, influencent l’impact des usages des réseaux sociaux sur le sommeil.
Pour l’ANSES, « il est important de rappeler qu’une réduction chronique du temps de sommeil augmente le risque d’apparition de maladies chroniques physiques et mentales. Le sommeil et la santé mentale entretiennent des liens étroits et réciproques. La perturbation du sommeil constitue donc à la fois un effet sanitaire en soi mais également un médiateur clé entre l’utilisation des réseaux sociaux numériques et des problèmes de santé mentale, comme les symptômes anxio-dépressifs.



