Accès au tunnel euralpin : 63 parlementaires écrivent à Emmanuel Macron

Soixante trois parlementaires nationaux ou du Parlement européen demandent dans une lettre au président de la République de s’engager pour la réalisation d’accès français au Lyon Turin, reliant directement Lyon au tunnel de base.

C’est un évènement sans doute important dans l’histoire souvent sans relief du projet de liaison transalpine : députés, sénateurs, eurodéputés, présidents de Région, de Départements, d’intercommunalités, en tout 63 élus directement concernés par la liaison ferroviaire Lyon-Turin viennent de cosigner une lettre ouverte à Emmanuel Macron.

Les signataires arborent les étiquettes LR, UDI, Centristes, mais aussi La République en Marche, et parmi les élus LREM, un grand nombre viennent des rangs du Parti socialiste.  Les élus de Savoie et de Haute Savoie, sont très nombreux, mais on compte des élus de l’Isère, de la Loire, du Rhône, et même du Puy de Dôme, signe d’une mobilisation régionale qui se montre. Seuls sont absents de la liste, des élus du Front National, du PS et d’autres partis de gauche.

« La force de ce courrier tient à la très large représentativité territoriale et politique des signataires » souligne Jacques Gounon, Président du Comité pour la Transalpine qui a coordonné cette initiative.

Dans la perspective de la future Loi d’Orientation des Mobilités, les élus en appellent au Président de la République pour garantir la nécessaire et logique coordination du calendrier des voies d’accès avec celui du tunnel international de la liaison ; un tunnel en cours de travaux et pour lequel près de 1,5 milliards d’euros ont déjà été investis (23 km de galeries déjà creusées).

Les élus s’accordent sur la possibilité de diminuer le coût des accès français grâce à un phasage plus optimal du projet. En filigrane, on comprend que la réalisation d’un premier tunnel pour une voie reliant Lyon à Chambéry, doit être abandonnée. Que de temps perdu : il y a cinq ans déjà l’Autorité environnementale avait pointé du doigt un phasage en deux temps onéreux et incohérent avec la réalisation rapide des travaux dont une partie bénéficie déjà d’une Déclaration d’Utilité Publique. Le projet est clairement défendu  comme étant nécessaire à “la relance du fret ferroviaire et la résolution des problèmes environnementaux des vallées alpines.”

Pour le Président de la Transalpine, L’initiative  “est de surcroît totalement opportune au moment où, en Italie, le mouvement populiste Cinq étoiles qui a accédé au gouvernement voudrait « rediscuter » le projet, alors même que son principal allié au sein de la coalition est favorable au chantier. « Dans ce contexte, il est d’autant plus essentiel que la France s’engage pour garantir la dynamique globale du Lyon-Turin qui porte une vision de l’Europe, au service de la transition écologique, de la croissance et de l’emploi ».

VOIR AUSSI