Bioéconomie

Amoeba : les propriétés de l’amibe “biocide” confirmées

Amoeba annonce la publication d’un article, rédigé en collaboration avec l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (Marseille), qui confirme les propriétés biocides de l’amibe Willaertia magna C2c maky produite par l’entreprise.

Les propriétés biocides de l’amibe Willaertia magna C2c maky ont été confirmées par une étude publiée dans la revue scientifique Microorganisms. ©Amoéba

L’article a été publié dans la section biotechnologie de Microorganisms, un journal scientifique international évalué par des pairs(1). Le séquençage du génome de l’amibe Willaertia magna C2c maky publié en 2019 a dévoilé le potentiel génétique de cette amibe à trois niveaux : le génome, le transcriptome, et le protéome.

Les gènes du génome de l’amibe ne sont pas tous exprimés en permanence, certains sont induits selon les conditions rencontrées lors de sa culture en bioréacteur. L’analyse a porté sur le transcriptome, ensemble des acides ribonucléiques (ARN) issus de la transcription du génome. La caractérisation du transcriptome permet d’identifier les gènes actifs dans des conditions données. Les chercheurs ont également étudié le protéome, ensemble des protéines produites dans des conditions données.

Les conditions intéressantes pour les travaux d’Amoeba sont celles de la culture à haut débit en bioréacteur. L’étude confirme deux découvertes majeures suggérées par l’analyse du génome de Willaertia magna C2c maky.

Un large éventail d’enzymes

Tout d’abord, Willaertia magna C2c maky produit bien un large panel d’enzymes impliquées dans la production de métabolites secondaires ayant une activité antimicrobienne et des protéines associées aux mécanismes de défense contre les autres microorganismes. Ensuite, ces molécules sont bien exprimées dans les conditions particulières de production d’un bioréacteur.

Ces résultats soutiennent l’efficacité de l’amibe en tant que biocide naturel utilisable dans les eaux des tours aéroréfrigérantes et comme agent de biocontrôle en alternative aux pesticides en agriculture.

Des pistes d’optimisation

Enfin, une analyse approfondie du métabolisme énergétique apporte des pistes pour l’optimisation des conditions de culture et donc de rendement de production de l’amibe.

« Cet article permet de confirmer les données acquises sur le génome de Willaertia magna C2c Maky, de commencer à aborder la compréhension du mécanisme de son action microbicide. Les prochaines étapes consisteront à étudier les produits non protéiques générés par cette amibe tout en testant certaines hypothèses d’amélioration quant à l’optimisation de sa production industrielle », déclare le professeur Bernard La Scola, responsable de l’équipe à l’origine de ces résultats à l’IHU Méditerranée Infection.

« Cet article est le 3e publié en moins d’un an, il nous conforte dans notre stratégie de future commercialisation de Willaertia magna C2c Maky comme agent biocide et de biocontrôle. Nous continuons les opérations de R&D dont les résultats feront également l’objet de nouvelles publications. » déclare Sandrine Demanèche, responsable scientifique d’Amoéba.

  1. Lien vers l’article : mdpi.com/2076-2607/8/5/771/pdf

 

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