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Antoine Quadrini, président : le CESER est à l’écoute des habitants et des territoires

Tous les habitants et territoires  d’Auvergne Rhône-Alpes  doivent pouvoir  exprimer leurs difficultés, leurs projets, par le biais d’associations de tous types. Antoine Quadrini, président du Conseil économique  social, et environnemental Régional d’Auvergne Rhône-Alpes, explique comment le conseil, deuxième pilier de la Région, se met à l’écoute des territoires.

Antoine Quadrini : plus que d’égalité des territoires c’est d’équité qu’il faut parler pour donner à chaque territoire, avec des spécificités, ses chances de développement ( photo Enviscope.com)

Enviscope: Le CESER, qui est plutôt méconnu des habitants d’Auvergne Rhône-Alpes a décidé de faire un pas de plus en direction des citoyens et des habitants?

Antoine Quadrini : Notre région est très grande, elle réunit des départements et des territoires aussi différents et éloignés que la Haute Savoie et le Cantal. Le rapprochement entre les Régions Auvergne et Rhône-Alpes a été fait au pas de charge, mais entre  élus des deux régions, le processus s’est globalement très bien déroulé. L’objectif est de faire comprendre aux huit millions d’habitants de notre territoire, qu’ils partagent beaucoup d’intérêts et d’objectifs pour améliorer leurs conditions de vie.

Notre objectif est de concourir  à des amélioration pour tous en tant que deuxième pilier de la Région, évidemment en travaillant avec le Conseil régional. Le Conseil économique social et environnemental régional qui représente la société civile, les citoyens à travers leurs organisations, les corps intermédiaires veut être à l’écoute des habitants de notre région. Nos conseillers, qui sont syndicalistes salariés, représentants des employeurs, d’associations très diverses, vivent dans ces territoires. Nous connaissons déjà les réalités quotidiennes vécues par nos concitoyens.

Quelles nouvelles étapes ?

Lors de précédent mandat, le CESER avait désigné six conseillers pour se rapprocher des territoires, mais comme le veut notre démarche progressive, nous allons plus loin.

Nous avons désigné onze conseillers vivant dans onze territoires, en chargeant chacun grâce à son  enracinement d’être à l’écoute de son bassin de vie . Ces territoires ont été dessinés en dehors des découpages administratifs, département ou intercommunalités, pour coller à la vie. Ces conseillers font remonter directement tel ou tel témoignage sur telle ou telle réalité.

Concrètement comment ce rapprochement peut-il aussi se passer?

Nous avons commencé à organiser des rencontres de territoires. La première a eu lieu en Haute Savoie, à Annecy, dans un lieu neutre vis à vis des territoires, qu’est la Préfecture. Nous avons réuni quatre vingt personnes d’horizons très divers pour échanger par exemple sur la question du foncier agricole. Ces échanges ont montré que la question du foncier, en particulier du foncier agricole intéresse, non seulement les agriculteurs, mais aussi les élus, les industriels à travers la manière dont les zone d’activités peuvent et doivent désormais se développer, avec comme objectifs d’économiser les sols. Notre deuxième rencontre aura lieu dans la Loire  à l’automne.

Des conseils locaux de développement existent aussi auprès des intercommunalités, quelles relations entretenez-vous avec eux?

L’activité des Conseils locaux de développement est très variable. Nous devons développer ces relations dans l’intérêt des conseils locaux, dont les moyens sont limités, mais qui sont proches du terrain et qui doivent bénéficier de notre travail, de nos réflexions. Le CESER  a à gagner de ce rapprochement et tous les habitants de la région avec, pour aller vers un développement régional plus équilibré et plus juste.

Le CESER prévoit-il d’autres actions?

 

Nous réfléchissons aussi à la manière dont des associations, syndicats et autres organisations pourraient interpeler le CESER pour l’inviter à travailler sur de nouveaux dossiers.

L’idée est d’être toujours plus à l’écoute des habitants pour alimenter nos propositions. Ces propositions étant elles-mêmes destinée à enrichir les politiques publiques destinées à améliorer la vie sur nos territoires.

Nos réflexions seront également enrichies, chaque trimestre,  par des colloques soit sur des thèmes d’actualités, soit sur des sujets sociétaux.

Pour permettre à nos réflexions d’être mieux connues, nous ferons, dès les prochains mois évoluer notre communication. Nous serons présents sur les réseaux sociaux et nous allons transformer  notre site internet afin qu’il reflète davantage l’identité de notre assemblée.

 

 

 

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