Bioéconomie

Arboriculture en Rhône-Alpes: une ressource régionale en péril

Arboriculture en Rhône-Alpes: une ressource régionale en péril

Ressource régionale importante, l’arboriculture de Rhône-Alpes traverse une conjoncture difficile. Les coûts de production , la concurrence espagnole, les répercussions de l’embargo russe menace un secteur dont les parts de marché ont déjà reculé. Régis Aubenas responsable du syndicat des producteurs de fruit de la Drôme, de la FDSEA, lui-même producteur de nectarines et d’abricots, explique.

Quelle est la situation des producteurs de fruits en particulier en Rhône-Alpes ?

La production a été globalement abondante cette année, en raison des conditions météorologiques, mais le problème se situe au niveau de la demande. Bien sûr la demande dépend de la météo, si la météo n’est pas assez favorable, les consommateurs ne demandent pas certains fruits.

Mais le problème cette année se situe au niveau de la demande qui est globalement déficiente, et la météo n’est pas le seul facteur à influer négativement sur le comportement des consommateurs. De nombreux consommateurs ont des difficultés de pouvoir d’achat n’arbitrent pas en faveur de l’achat de fruits. Ils privilégient d’autres types de consommation, notamment en période de vacances, comme les dépenses liées aux loisirs.

Les difficultés sont aussi structurelles ?

Effectivement nous retrouvons cette année les conséquences de différences structurelles qui jouent en défaveur de la production régionale sur un marché très concurrentiel.

Nos principaux concurrents sont les producteurs espagnols qui bénéficient d’une somme d’avantages qui s’accumulent toujours dans le sens de plus grande difficultés pour nous.

Il faut rappeler que la production agricole est un moteur important pour l’Espagne qui bénéficie d’un avantage climatique  incontestable. Le soleil permet à l’Espagne de miser sur le tourisme et sur la production de fruits et de légumes.

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