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AXELERA : un moteur de la mutation de la chimie à Lyon

Le pôle de compétitivité AXELERA a été un des moteurs de la mutation en région lyonnaise d’un secteur en lien étroit avec l’environnement.

” Quand la catastrophe d’AZF s’est produite, certains pensaient qu’il fallait éloigne l’industrie chimique. J’ai été de ceux qui pensaient que cette industrie devrait rester et se développer”  a justement rappelé Gérard Collomb lors la rencontre des dix ans du Pôle de Compétitivité AXELERA. Certains voulaient fermer le Port Edouard Herriot, ses dépôts de carburants et tirer un trait sur le « couloir de la chimie ».

Le Président du Grand Lyon a rappelé combien il a fallu lutter contre l’hostilité à l’industrie et à la chimie pour non  seulement conserver, maintenir, et re-développer la recherche chimique dans ce qui est devenu la Vallée de la Chimie.

Un rapport de Christian Blanc avait à l’époque rappelé le potentiel de croissance d’une industrie que certains environnementalistes vouaient aux gémonies. Depuis,  la chimie lyonnaise tout en perdant des effectifs,  a amorcé sa métamorphose pour s’adapter à la donne mondiale. Les entreprises ont changé, les sites sont souvent passés sous pavillons étrangers, japonais, chinois, belge.

La recherche et l’innovation sont restées. SOLVAY, qui a repris RHODIA a conservé un centre de recherche mondial à Saint-Fons et a participé à 40 projets labellisés par le Pôle de Compétitivité AXELERA, a rappelé Pascal Juery, membre du Comité exécutif de Solvay. Le groupe a développé un centre pour le recyclage des terres rares à Saint-Fons. “ARKEMA a son centre de recherche le plus important, à Pierre Bénite, avec près de 300 personnes”, a rappelé Nicolas de Warren, vice président d’Arkema. Le groupe s’est engagé dans 30 projets labellisés par AXELERA, comme le projet Altereco qui vise à valoriser les effluents thermiques. L’IFP Énergies Nouvelles a fortement développé sa présence sur le site de Solaize.

Au total, avec d’autres plates formes en Rhône-Alpes (Grenoble, Plaine de l’Ain, Roussillon), la chimie régionale représente 48 000 emplois directs qui en font la première région du secteur en France. Pour Guy Lévi, Secrétaire général aux Affaires régionales, le « bureau d’études » de la Préfecture de Région, la mue de la chimie régionale illustre l’essor de la « nouvelle politique industrielle” . La capacité d’innovation est plus forte en Rhône-Alpes que dans le reste de la France en moyenne, au niveau du nombre de projets financés par l’Etat sous des formes diverses.

michel.deprost@enviscope.com

 

 

 

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