Bioéconomie

BASF veut réduire de 30 % les émissions de CO2 de l’agriculture en 2030

BASF précise sa stratégie en faveur d’une agriculture durable non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan de l’environnement et du climat.

Outre sur l’agroécologie, BASF mise sur ses technologies digitales pour rendre l’agriculture plus durable. Le groupe souhaite les voir appliquées à plus de 400 millions d’hectares agricoles dans le monde d’ici 2030. ©BASF

Vincent Gros, président de BASF Agricultural Solutions et Livio Tedeschi, vice-président senior de BASF Agricultural Solutions Europe, Afrique, Moyen-Orient et CEI, ont expliqué le 19 novembre lors d’une conférence de presse européenne en ligne, la politique du groupe qui a annoncé un engagement renforcé en faveur de l’agroécologie au début de 2019. BASF mise sur quatre approches : innovation, digitalisation, sécurité sanitaire et environnementale, coopérations avec les utilisateurs.

Pour l’innovation, BASF veut maintenir le rythme au niveau des semences, des végétaux comme au niveau des traitements et des produits de traitement. L’enjeu sera surtout celui de la transparence alors que dans les sociétés se développe une méfiance grandissante vis-à-vis de la science et de l’innovation.

Pacte Vert

Le but est d’intégrer la stratégie européenne du Pacte vert, qui vise la neutralité carbone d’ici 2050. BASF veut atteindre une réduction de 30 % des émissions de carbone par tonne agricole produite d’ici 2030. Les calculs sont basés sur des études internationales et des méthodes établies par exemple par le Groupe international d’expert sur le climat (Giec). L’entreprise entend se concentrer sur les principaux leviers susceptibles de rendre l’agriculture plus durable et de répondre aux besoins les plus pressants de la société.

La division Agricultural Solutions de BASF veut augmenter de 7 % par an la part des ventes de solutions apportant une contribution substantielle à la durabilité des filières agricoles. BASF mise pour cela sur ses technologies digitales, qu’il souhaite voir appliquées à plus de 400 millions d’hectares agricoles dans le monde d’ici 2030. Ces technologies permettent une application plus précise des produits de protection des cultures, la gestion de la fertilisation, la création de zones tampons automatisées ou encore la surveillance de la biodiversité. Sur ce chapitre, BASF a coopéré avec le groupe Bosch pour mette au point un système de diffusion de fongicides ultra précis qui permet d’apporter la dose de produit nécessaire à chaque plante. Bosch a mis au point les systèmes de caméra, et BASF leur pilotage. Au niveau des végétaux, BASF a mis au point un blé hybride qui permet de meilleures performances.

Le groupe allemand s’intéresse également au marché agricole de l’Union européenne, qu’il souhaite voir intégrer de nouvelles technologies, avec l’approbation de l’opinion et des consommateurs, mais ses ambitions sont clairement mondiales. Le groupe a le souci de s’adapter aux marchés africains pour lesquels il affiche les mêmes standards que pour les autres les autres continents, tout en devant s’ajuster à un secteur agricole plus diffus, dans des contextes politiques souvent difficiles.

 

 

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