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Centrales nucléaires en Rhône-Alpes : l’examen des quarante ans approche

Les examens de sûreté qui précèdent les autorisations de poursuivre ou non l’exploitation des réacteurs nucléaires après la quatrième visite décennale approchent. L’Autorité de Sureté Nucléaire prépare le réexamen du réacteur 1 de la centrale de Tricastin en 2019.

La Division de Lyon de l’Autorité de Sûreté Nucléaire pour Rhône-Alpes Auvergne, attend les éléments fournis par EDF pour préparer le réexamen de sûreté du réacteur numéro 1 de la centrale de Tricastin, dans le sud de la Drôme. Ce réacteur sera le premier à subir le quatrième examen de sûreté, qui devrait être réalisé en 2020. L’Autorité de Sureté Nucléaire pourra alors, après avoir réalisé ses propres études, donner ou non le feu vert pour la poursuite de l’exploitation pendant une durée de dix ans. Cette durée éventuelle de dix ans, pour la période 2020-2030, ne signifie pas que l’ASN n’exercera pas pendant ces dix ans des contrôles et des visites inopinées ou non.

Le cap du quatrième réexamen de sûreté n’est pas anodin pour la gestion du parc des 19 centrales nucléaires françaises. D’abord parce que les réacteurs français ont été conçus pour durer au moins quarante ans. Ils ont passé les examens de sureté — premier, deuxième, et pour certains troisième examen que certains préparent.

Le quatrième réexamen est important pour les conditions de prolongation ou non. Il portera sur des éléments non renouvelables du réacteur, en place depuis sa construction, notamment la cuve. Comment cette cuve a-t-elle évolué ? Comment pourra-t-elle évoluer dans les dix années qui suivront ?

« Des réacteurs fonctionnent au-delà de quarante ans dans le monde. » rappelle Matthieu Mangion  chef de la Division de Lyon de l’Autorité de Sûreté Nucléaire. La plus veille centrale suisse a été mise en service en 1969 avant les centrales françaises, mais la Suisse a décidé de n’arrêter toutes ses centrales qu’en 2034. La Suisse a décidé d’exploiter ses centrales jusqu’à ce qu’elles atteignent 50 ans.

Le réexamen sera préparé à l’échelle de tout le parc d’EDF, les réacteurs étant conçus sur des modèles identiques : ce sont tous des réacteurs à eau pressurisée. EDF et l’ASN discutent donc au niveau national. « Les délais sont serrés. » reconnait Mathieu Mangion.

Le réexamen sera réalisé en tenant compte du contexte nucléaire, en vue d’améliorer encore le niveau de sûreté. « Il faudra tenir compte du niveau de sûreté de l’EPR qui aura été mis en service, mais aussi de l’expérience au niveau international et des exigences de l’après-Fukushima. »

Le réexamen, et surtout la position de l’Autorité de Sûreté Nucléaire prendront enfin  en compte les demandes de la société. Le public, et plus particulièrement les Commissions locales d’information (CLI) seront davantage associés à la procédure. Les premières pages du calendrier du nucléaire français vont commencer à être écrites, dans un style qui est à trouver.

michel.deprost@enviscope.com

 

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