Environnement

Chauffage urbain : Grenoble vise 100 % d’énergies renouvelables en 2033

Chauffage urbain : Grenoble vise 100 % d’énergies renouvelables en 2033

Grenoble-Alpes Métropole a attribué la nouvelle délégation de service public pour la gestion du chauffage urbain à la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération Grenobloise (CCIAG), entreprise locale de distribution d’énergie. Le réseau vise la quasi neutralité carbone en 2033.

La CCIAG, entreprise publique locale de l’énergie, remporte seule cet appel d’offres, face à un groupement mené par Engie Réseaux. La compagnie est gestionnaire depuis 1960 du deuxième réseau de chaleur de France après celui de Paris. Le réseau grenoblois est la propriété des collectivités, la Métropole ayant pris la compétence énergie au 1er janvier 2016.

Le contrat d’une durée de quinze ans prévoit 200 millions d’euros de travaux pour développer, entretenir le réseau, améliorer son efficacité énergétique et économique ainsi que son empreinte environnementale. L’objectif est de le densifier, en incitant au raccordement les bâtiments situés à 150 mètres au plus du réseau.

Recours massif aux énergies renouvelables

L’objectif est de développer le recours massif aux énergies renouvelables et récupérables, avec un bilan CO2 performant et un coût du kWh pour l’usager maîtrisé dans la durée, c’est à dire en légère augmentation.

La CCIAG vise pour 2033 un bilan carbone presque neutre avec seulement 6 grammes de carbone par kWh produit contre 115 grammes actuellement.  La mise en route de la nouvelle centrale thermique Biomax, le recours intensif au bois énergie et aux autres énergies vertes en substitution des énergies fossiles feront passer de 63 % à 85 % le taux d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) dans le mix énergétique dès 2022. L’objectif est d’atteindre 100 % d’énergies vertes à la fin de la DSP en 2033.

Les projets envisagés contribueront au double objectif de réduction de l’impact environnemental et de maîtrise du coût du kWh. Au final, une diminution des rejets de 118 000 tonnes de CO2 par an est attendue, représentant l’équivalent des émissions de près de 65 000 voitures circulant dans la Métropole Grenobloise sur un an.

La CCIAG  entend  renouveler “la relation à l’usager du réseau de chaleur et plus largement au grand public. Cet objectif présente le double intérêt de construire une relation de confiance dans la plus grande transparence des choix et des coûts de gestion et d’assurer la promotion de l’outil réseau de chaleur comme solution vertueuse et d’avenir au service des habitants de la Métropole.”  Partenaire de la Métropole, la CCIAG entend inscrire le réseau de l’agglomération grenobloise dans la trajectoire des réseaux dits de quatrième génération  pour en faire le premier réseau de chaleur français « vert » métropolitain.

michel.deprost@enviscope.com

 

 

A propos de la Cie de Chauffage – La Compagnie de Chauffage, Société Anonyme d’Economie Mixte Locale (SAEML) créée en 1960, gère le 1er réseau de chaleur régional de France. Présidée par Hakim SABRI et dirigée par Thierry Duflot, elle emploie 215 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 75,4 millions d’euros. Elle alimente en chaleur pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire près de 100 000 équivalent– logements raccordés sur sept communes. Pour fournir l’énergie nécessaire, elle dispose de cinq centrales interconnectées utilisant six combustibles différents et d’un réseau maillé de 170 km.

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