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Consultation nationale sur les perturbateurs endocriniens

Les ministres des Affaires sociales et de la Santé, et de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, ont lancé ce lundi la consultation publique pour une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou synthétique qui interfèrent avec le fonctionnement des systèmes endocriniens. Le dysfonctionnement peut affecter fonctions telles que les fonctions reproductrices, la croissance, le développement, le comportement et la production, l’utilisation ou le stockage de l’énergie. L’exposition à de telles substances est susceptible de porter atteinte à la santé humaine et à l’environnement.

Certains produits tels que détergents, matières plastiques, cosmétiques, textiles, peintures, contiennent des substances chimiques soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, susceptibles de porter atteinte à la santé humaine et à l’environnement. L’objectif est de Limiter l’exposition de l’environnement et de la population, en particulier celle des populations sensibles, femmes enceintes et jeunes enfants .

La consultation s’organise sur la base des propositions du rapport du groupe de travail missionné à la suite de la Conférence environnementale de septembre 2012 . Chacun pourra ainsi s’informer et apporter sa contribution en ligne, en consultant jusqu’au 20 septembre 2013 l’adresse : 

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/rapport-du-groupe-de-travail-relatif-a-l-elaboration-d-une-strategie-nationale-sur-les-perturbateurs-endocriniens.

 Le rapport propose d’accentuer la recherche sur les effets sanitaires (faibles doses, effets cocktails, effets transgénérationnels), les effets sur la biodiversité et les solutions de substitution. Il propose d’expertiser au moins 5 substances par an pour évaluer leur caractère perturbateur endocrinien et de gérer au mieux les risques qu’elles présentent.

La future stratégie nationale doit être un moteur pour l’innovation. L’industrie doit participer à la recherche et à la mise en œuvre de solutions de substitution, notamment via l’organisation de plateformes d’échanges d’informations. Elle doit aider le consommateur et le travailleur à se protéger : meilleure information du public, poursuite de l’étude d’étiquetages spécifiques, formation des professionnels… La stratégie sera arrêtée par le gouvernement à l’issue de cette consultation et en lien avec l’action communautaire et internationale sur ces sujets, où la France est motrice.

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