Création de rosiers: la France perd des places

La rose est une des espèces végétales qui suscite le plus de création de nouvelles variétés, pour améliorer l’environnement urbain, les espaces privés, les jardins. Mais les obtenteurs et producteurs français de rosiers perdent des places sur le marché de création.

Pour embellir l’environnement public comme un jardin particulier, le rosier est un arbuste dont les usages sont multiples. Les obtenteurs qui créent de nouvelles variétés de rosiers, cherchent à proposer des variétés présentant des caractères esthétiques nouveaux, des architectures nouvelles. Ils cherchent aussi à mettre au point des variétés capables de résister à des stress hydriques, à des maladies, à des ravageurs. Ils utilisent les ressources du génome des variétés de roses déjà disponibles  pour transférer les caractères intéressants à leurs créations.

Chaque année, environ 75 millions d’euros de rosiers sont achetés  en France par des particuliers, ce qui représente 9% du marché des végétaux, même s’il ne représente que 2% des végétaux en volume. Les paysagistes achètent pour  11 millions de rosiers et les collectivités locales  12 millions.

Ce marché de quelque 100 millions étaient largement approvisionné il y a quelques années par la production nationale. Mais les exportations françaises reculent, et les importations sont quatre fois plus importantes. Le marché français est dominé par quelques grandes entreprises qui créent et cultivent ( Meilland-Richardier, NIRP International, André Eve, Delbard, Edirose).

Mais ces entreprises créatrices de nouvelles roses et de nouveaux rosiers, reconnus par des Certificats d’Obtention Végétale ( COV) n’ont pu maintenir la place de la France. Cinq pays européens dominent le marché continental des COV, l’Allemagne, les Pays-bas, le Danemark, la France et le Royaume-Uni.  Les Pays-Bas et l’Allemagne ont obtenu chacun depuis 2002,  au moins 40 variétés protégées et le nombre de ces dépôts augmente lentement. Dans le même temps, la France est passée d’une trentaine à une vingtaine de certificats.

L’intérêt du public étant toujours présent, les obtenteurs et les producteurs doivent prendre en compte le marché pour inventer et cultiver des nouvelles variétés de rosiers.

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