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A Grenoble, La Métro sensibilise au bon usage du chauffage au bois

Source de pollution et pourtant énergie renouvelable et locale, l’utilisation du bois pour le chauffage n’est pas sans poser des problèmes. La Métro a pris la question à bras le corps dans une campagne d’information, qui donne la possibilité aux habitants de tester leurs connaissances et de modifier leurs pratiques.

Contrairement aux idées reçues, le chauffage au bois peut être une source de pollution. Il est ainsi responsable d’une part importante des émissions de particules fines dans l’agglomération grenobloise. En cause : le type de cheminée ou de matériel utilisé, son entretien ou la qualité du combustible.

Afin de sensibiliser les habitants de l’agglomération, Grenoble-Alpes Métropole lance une campagne d’information baptisée « De quel bois je me chauffe ? » qui s’appuie sur une étude réalisée par l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble, véritable radiographie du chauffage bois de la métropole grenobloise

Hiver comme été, les seuils réglementaires de qualité de l’air concernant les particules en suspension sont régulièrement dépassés dans l’agglomération. Ces particules PM10 (appelées aussi « particules fines ») ont des conséquences avérées sur la santé.

Un rapport publié en 2005 par la Commission européenne (programme « Air pur pour l’Europe ») évalue ainsi à 42 000 par an le nombre de décès prématurés dûs aux particules fines en France.

Ce que l’on sait moins en revanche, c’est la place importante qu’occupe le chauffage au bois dans ces émissions de particules, aux côtés de l’industrie ou des transports (diesel), plus souvent montrés du doigt.

D’après Air Rhône-Alpes, l’observatoire régional de la qualité de l’air, cette part du chauffage au bois dans la pollution aux particules est de 45% en moyenne sur l’année et jusqu’à 75% certains jours d’hiver pour le bassin grenoblois.

Une étude des phénomènes

Une étude très précise, menée en 2014 par l’Institut d’études politiques de Grenoble à la demande de Grenoble-Alpes Métropole, a livré une radiographie très complète du chauffage au bois sur le territoire métropolitain. Elle a notamment permis de connaître le nombre d’habitations concernées, soit environ 26 000, principalement situées dans les communes périphériques de l’agglomération.

Les émissions de particules fines sont essentiellement causées par des cheminées dites « à foyers ouverts » ou par des appareils considérés comme non performants, y compris lorsqu’ils sont utilisés de manière épisodique (agrément ou appoint).

Les mauvaises pratiques, comme l’utilisation de bois inadapté ou un entretien insuffisant de son matériel, peuvent également être un facteur de pollution aggravant. Les idées reçues sur le chauffage au bois, considéré comme très écologique et non polluant, sont donc nombreuses et nécessitent d’informer les citoyens de manière très objective, afin qu’ils s’interrogent sur leurs pratiques et puissent tirer le meilleur de leur cheminée, sans crainte de polluer.

Une campagne de sensibilisation

La Metro a donc souhaité proposer une campagne de sensibilisation, reposant notamment sur un quizz en ligne, disponible sur www.chauffagebois.lametro.fr

Destiné principalement aux utilisateurs d’un chauffage au bois, et présenté de façon ludique, ce petit test permet à un habitant de mesurer très rapidement ses connaissances sur le chauffage au bois, d’évaluer la qualité de son matériel et de vérifier la pertinence de sa pratique quotidienne.

 

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