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Le maire de Grenoble supprime la publicité sur les panneaux municipaux

C’était une des promesses de campagne du candidat écologiste aux dernières municipales, promesse qu’Éric Piolle, maire de Grenoble vient d’appliquer. Le contrat qui lie la ville avec la société d’affichage Jean-Claude Decaux, jusqu’en décembre 2014 ne sera pas renouvelé.

Infographie Ville de Grenoble
Infographie Ville de Grenoble

Ce sont 326 panneaux publicitaires, dont les fameuses « sucettes » Decaux, qui vont ainsi être démontés le 1er semestre de l’année prochaine. Ils seront remplacés pour une part par une cinquantaine d’arbres qui seront donc plantés en ville, ainsi que 300 emplacements d’affichage libre.

Grenoble sera alors la première grande ville française sans publicité intra-muros. Pas tout à fait, puisque la nouvelle mesure ne concernera pas les quelques 1100 panneaux des abribus du SMTC. Pourtant la décision est emblématique d’une nouvelle municipalité, pour qui l’affichage est une pollution visuelle et qui entend avancer radicalement par rapport aux usages de ses prédécesseurs.

« Il est temps d’aller de l’avant, et de faire émerger une ville plus douce et plus créative. Une ville pensée à hauteur d’enfant. Une ville moins agressive et moins stressante, au service de notre créativité et de notre identité. Libérer l’espace public de Grenoble de l’affichage publicitaire est un pas dans cette direction » explique Eric Piolle sur le site de la ville.

Se pose alors la question des recettes publicitaires, que représentaient ces panneaux pour la ville. Evaluées à plus de 6 M€ pour la décennie écoulée, celles-ci du fait notamment de la concurrence d’internet n’auraient été au dire de l’élue en charge de l’opération que de 150 000 € par an, en cas de renouvellement du contrat. Une somme qui aurait déjà été gagnée par la réduction des indemnités des membres du conseil municipal.

La ville de Sao-Paolo avait déjà pris en 2007 dans une loi « ville propre », une telle décision de supprimer l’affichage en ville, pour finalement 5 ans après réimplanter celui-ci. Ironie de l’histoire, c’est Jean-Claude Decaux qui avait alors remporté l’appel d’offre de la ville brésilienne.

 

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