Environnement

Deux journées d’échanges sur la biodiversité cultivée avec le Groupement interprofessionnel des semences

Le lycée agricole Le Valentin à Bourg-Lès-Valence dans la Drôme, a accueilli les 11 et 12 mai  les neuvièmes « Journées Biodiversité végétale » organisées par la filière semence.

Depuis plusieurs années, le Gnis (Groupement national de l’interprofession des semences et plants) organise des  journées dédiées à la biodiversité cultivée . Le but est de permettre à des professionnels de la filière semences d’expliquer au public scolaire, au grand public, aux élus, l’investissement de la filière dans la conservation et l’enrichissement de la biodiversité cultivée. Les journées organisées au lycée agricole Le Valentin à Bourg-Lès-Valence, ont permis de rappeler précisé qu’en général,  10 % du budget recherche d’une entreprise de sélection sont consacré à la conservation et la gestion des ressources génétiques.

Création variétale et conservation de la biodiversité végétale

La journée du 11 mai dédiée aux enseignants et scolaires de l’enseignement général et agricole a réuni plus de 200 participants. Un parcours pédagogique de six ateliers a permis de voir et de  toucher de près plantes fourragères ou potagères. Une table-ronde portant sur : « Comment parler biodiversité végétale avec les élèves ? ” a permis  aux étudiants de débattre avec Richard BRAND, Coordinateur études des variétés au GEVES de Cavaillon, et Denis LOR, Directeur de la sélection potagère pour HM Clause.

En France, les ressources génétiques végétales sont conservées dans 27 réseaux, auxquels participent semenciers, instituts publics et associations avec plus de 90 000 accessions dont certaines en collections nationales.

La journée du 12 mai a porté sur les liens entre la création variétale et la biodiversité végétale. Elus et grand public ont découvert les techniques d’amélioration des plantes fourragères, la domestication du maïs, le rôle des pollinisateurs. Richard BRAND, Cyriaque CROSNIER MANGEAT Directeur d’Agrosemens et Denis LOR ont débattu sur : « Le regain d’intérêt pour les variétés anciennes. Effet de mode ou demande durable, comment y répondre ? ». Les intervenants ont souligné la contribution de la filière semences dans la prise en compte des attentes agronomiques, environnementales et sociétales des utilisateurs agriculteurs, des consommateurs et des collectivités locales. Ils ont ajouté que la sécurité sanitaire des aliments et la qualité nutritive et gustative de ces derniers étaient un enjeu essentiel pour la filière semences.

Source : GNIS

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