Énergie

Electricité: Rhône-Alpes sensible aux pointes de consommation provoquées par le froid

 

Avec les barrages hydrauliques et les centrales nucléaires, Rhône-Alpes est bien équipée en sources d’énergie électrique. La région n’est pas exposée aux coupures qui menacent la Bretagne et l’Est de la région PACA, où les risques de rupture d’approvisionnement ont été réels, faute de production locale et faute d’infrastructures pour ” importer” le courant. Mais Réseau de Transport d’Electricité ( RTE) en charge de la gestion du Réseau haute et très haute tension doit faire face à des pointes de demandes sérieuses en hiver.

Mais Rhône-Alpes comme le reste de la France reste sensible au développement du chauffage électrique, notamment des pompes à chaleur, qui augmente la sensibilité de la consommation aux températures froides. La sensibilité à la température de la consommation d’électricité est aujourd’hui de 2 300 MW par degré à certaines heures de la journée, soit l’équivalent du double de la consommation de la ville de Marseille en plus par degré de température en moins.
Consommations de pointe hivernales en forte croissance
Les maxima historiques de consommation nationale en puissance ont été franchis les 11 février 2010 à 93 080 MW, 14 décembre
2010 à 94 600 MW et enfin 15 décembre 2010 à 96 710 MW avec des températures en dessous des normales saisonnières de 8,5°C en février, et de 6,3°C en décembre. Le maxima enregistré le 15 décembre pour Rhône-Alpes et l’Auvergne a été de 11 779 MW.

En 2010, ces épisodes de froid n’ont pas entraîné de difficulté sur le système électrique français, expliquent les responsables de RTE Rhône-Alpes-Auvergne. L’ équilibre entre l’offre et la demande a été assuré notamment en raison du développement récent de nouvelles capacités de production, renouvelables ou thermiques, et de la bonne mobilisation des 46 interconnexions transfrontalières. Pendant les deux semaines de froid de décembre 2010 (semaine du 30 novembre et semaine du 13 décembre), les capacités d’importation ont été sollicitées à des niveaux largement inférieurs au maximum physique qui est de l’ordre de 8 000 MW.

michel.deprost@enviscope.com

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