Énergie

Energie : les industriels dans la tourmente

Lors du séminaire  consacré aux acteurs clés de l’industrie européenne de l’énergie, Johan Soderbom, responsable de la recherche et développement sur les réseaux intelligents de VATTENFALL, ( 33000 employés.) a expliqué la « tempête” qu’essuient les groupes du secteur.

Vattenfall, dont la maison mère est détenue à 100% par l’État suédois, est l’une des cinq premières compagnies d’énergie en Europe, active dans trois pays, la Suède, l’Allemagne et la Hollande,

A l’origine, dans l’hydro-électricité, Vattenfall est de plus en plus  présent dans les énergies fossiles L’entreprise investit dans les renouvelables sans être en première ligne par exemple dans l’éolien en mer au Royaume Uni.

Le marché de l’électricité, a expliqué Johan Soderbom, présente aujourd’hui des surcapacités, mais on peut attendre dans les années 2020-2025  à une pénurie. La baisse des prix dans les énergies entraine des pertes pour les investisseurs, un phénomène dont les responsables ne sont pas conscients. Il y a une énorme capacité photovoltaïque et pour l’éolien en mer et à terre. Dans les pays nordiques, existe une capacité excédentaire d’hydraulique qui n’a d’autre solution que d’être exportée vers l’Allemagne il y a aussi des surcapacités.

Cette situation chaotique, impose  que les groupes se diversifient et  poursuivent des investissements importants, mais pas seulement sur le plan de la production.

Il faut développer les usages de la flexibilité mais dans un sens différent. Il faut une meilleure utilisation des réseaux actuels et un meilleur  couplage au marché. Il faut utiliser le potentiel des équipements actuels, mieux gérer la demande qui peut être adaptée. IL faut enfin améliorer  l’efficacité de l’énergie.

Les coûts des énergies électriques se rapprochent. Alors que le coût du nucléaire se maintient près des coûts les plus faibles, les coûts des énergies fossiles augmentent régulièrement et les coûts des énergies renouvelables (éolien,  photovoltaïque,  PV avec batteries) baissent. Le prix du MW de photovoltaïque baisse de 250 à 200 euros.

Demain, les régulateurs vont chercher à fixer des prix stables ce qui va entrainer un developpement des renouvelables.

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