Économie circulaire

Chauffage Urbain de Grenoble : 80,1 % d’énergies renouvelables pour la saison 2021-2022

          La Compagnie de Chauffage  de GrenobleAlpes Métropole a encore augmenté pour la saison 2021/22 la proportion d’énergies renouvelables ou de récupération portée à 80,1 % , avec des tarifs très inférieurs à ceux du gaz. Ce bilan démontre la pertinence du chauffage urbain face aux enjeux énergétiques, environnementaux et économiques .

         Sur la saison de chauffe 2021/22, la Compagnie de Chauffage Intercommunale de l’Agglomération de Grenoble a fourni 736 GWh aux usagers avec un mix énergétique composé à 80,1 % d’énergies renouvelables et de récupération. Ce taux va continuer à croître avec l’arrêt de l’utilisation du charbon en 2026 sur le site de Poterne.  Le mix énergétique permet de proposer aux usagers  une stabilité des tarifs face à l’envolée du prix des énergies fossiles et aux aléas internationaux. Chauffer un logement avec le Chauffage Urbain sur le territoire de la Métropole coûte environ deux fois et demie moins chère que le gaz.

          Cette performances est permise grâce  à un recours soutenu à la biomasse boisénergie : premier combustible le plus utilisé (161 493 tonnes de bois) , avec un approvisionnement à moins de 100 kilomètres de Grenoble. La valorisation de l’énergie produite par les déchets ménagers de l’Unité d’Incinération et de Valorisation Energétique Athanor  est la deuxième source d’énergie. Cette énergie représente plus du tiers de l’énergie utilisée pour le fonctionnement du réseau de chaleur de l’agglomération grenobloise. Un apport est constitué par la récupération de l’énergie fatale générée par la plateforme chimique de PontdeClaix. Enfin les  stockages thermiques hautepression de Biomax et de Villeneuve permettent de stocker la chaleur lors des creux journaliers de consommation pour la restituer lors des pics de consommation.

           Deuxième réseau de chaleur de France  par sa longueur , le Chauffage Urbain de Grenoble, alimente près de 100 000 équivalents
logements dont 50 000 logements, 100 entreprises, 31 équipements sportifs, 5 centres nautiques, 16 lycées, 14 collèges, 53 groupes scolaires mais aussi les universités, les mairies, les bibliothèques ou encore le stade des Alpes. 

           Le Chauffage Urbain de Grenoble conforte son positionnement de réseau durable avec un taux d’énergies renouvelables et de récupération important, des énergie en grande partie, locales et indépendantes des aléas internationaux. Cette stratégie engagée depuis plus de va ans sera poursuivie pour la saison de chauffe 20222023, au service de la bonne exécution du contrat de délégation de service public dont l’objectif principal est d’offrir aux usagers une énergie thermique au meilleur coût, à faible impact environnemental, et donc d’apporter au territoire une réponse pertinente face aux enjeux énergétiques et de changements climatiques.

Fin du charbon en 2026

          L’unité de production de chaleur de Poterne de GrenobleAlpes Métropole, gérée par la Compagnie de Chauffage,  sera adaptée pour valoriser un nouveau combustible.  Le charbon sera remplacé par bois déchet comme combustible de substitution, à horizon 2026.  Le site de Poterne, mis en service en 1992, utilise trois combustibles : le bois(65 %), le charbon (25 %) et les farines animales (10 %). Dans le cadre de  l’optimisation du mix de production, l’usage du charbon sera progressivement supprimé pour passer intégralement au bois déchet
(matériaux issus de poutres, bois de démolition, panneaux, bois d’ameublement). La part du charbon, actuellement de 12 % du mix énergétique du réseau de chaleur, sera réduite pour tomber à environ 7 % du mix. Cela permettra de réduire de 50 % les émissions en CO2 fossile du site.



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