Fongicides : BASF dénonce une attaque sans fondement de Générations Futures

Le ministère de l’environnement présentait deq mesures pour réduire l’usage des phytosanitaires. Générations Futures a demandé le réexamen en urgence de l’évaluation des fongicides SDHI et leur suspension immédiate. BASF dénonce des accusations sans fondement scientifique.

Pour BASF France, cette demande est aberrante car ” le boscalid est une solution homologuée, fiable et sûre qui permet de
protéger les cultures de colza, céréales, raisins, haricots, pois, salades, pommes… contre des champignons pathogènes dont certains sont néfastes à la santé humaine.”
L’entreprise rappelle qu’aucune donnée scientifique nouvelle ne permet de remettre en cause la sécurité des SDHIs. L’ANSES,  rappelle BASF, estime que ” pour l’instant, l’évaluation scientifique des risques liés à l’usage de ces produits … …  conclut à une absence de risque inacceptable. Et nous n’avons pas à ce stade d’éléments pour les interdire ou les suspendre sur la base d’hypothèses tirées de leur mécanisme d’action“.
Générations Futures dénonce aussi des effets néfastes sur les mitochondries de mammifères qui selon elle, pourait entrainer  des effets néfastes chez l’Homme . Ces effets observés in vitro sont connus mais leur transposition directe à l’Homme n’est pas fondée. Les produits issus de cette famille de fongicides éventuellement absorbés se dégradent largement chez les mammifères en métabolites rapidement éliminés. Dans les études préparées pour l’autorisation de mise sur le marché  ce type d’effets n’est pas retrouvé.

Une solution fongicide sûre

Le boscalid, issu de la recherche BASF est une solution fongicide sûre comme l’a rappelé l’ANSES au travers de sa dernière décision d’Autorisation de Mise sur le Marché. Les évaluations d’autorités indépendantes ont toujours démontré, selon BASF, ” un risque acceptable pour les opérateurs, les consommateurs ou encore les riverains.” Selon l’ANSES l’exposition au boscalid n’excède pas 0,5% de la Dose Journalière Admissible, quantité maximale d’aliments qu’un individu pourrait sans risque ingérer tous les jours et pendant toute sa vie.
BASF rappelle que selon  la Direction Générale de la Santé le boscalid ne figure pas parmi les 36 premiers paramètres pesticides à l’origine de non-conformités pour l’eau potable.Les données de surveillance de l’EFSA de 2015, confirment que le boscalid n’est pas quantifié dans 94% des 8462 analyses réalisées.
Sans boscalid, rappelle Basf, les parcelles de colza, de céréales, les raisins et de nombreuses cultures fruitières et légumières comme les haricots, les pois, les salades ou encore les pommes seraient attaquées par des champignons préjudiciables au rendement et à la qualité de la récolte. Le boscalid protège contre la pourriture grise des raisins indirectement à l’origine, de la production d’une toxine, l’ochratoxine A, mycotoxine naturelle ayant des propriétés cancérigènes, néphrotoxiques, tératogènes ou encore immunotoxiques.”
En janvier 2016, BASF a déposé le dossier de réapprobation européenne du boscalid .  Comme pour d’autres substances actives cet examen demandant du temps, les échéances théoriques sont dépassées mais seront prolongées

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