Énergie

Benoit Leclair: une labellisation européenne pour le photovoltaïque

Le dossier des gaz de schistes revient dans l’actualité, comment la Région Rhône-Alpes se positionne-t-elle?

Les lobbies du pétroliers sont actifs et s’expriment de nouveau, sur le mode ” on a de l’or sous les pieds, ne le laissons pas inexploité”.  La Région Rhône-Alpes a pris position sur le dossier  à la fin de 2010, et elle ne change pas de position. C’est la position que notre groupe a exprimée de nouveau dans une lettre ouverte à la ministre de l’Ecologie et de l’Energie. Nous comptons sur le fait que la position ne changera pas au niveau national.

UN projet industriel pour Photowatt

Où le dossier de Photowatt qui avait fortement mobilisé au début de 2012 en-est-il?

Photowatt a été repris par EDF Energies Nouvelles, qui a repris aussi les activités et brevets de Photowatt dans PV Alliance,  pour la mise au point d’un nouveau type de cellules photovoltaïques par hétérojonction.

Le risque aurait pu exister qu’EDF Energies Nouvelles cherche seulement à valoriser les brevets sans projet industriel. Or la reprise de Photowatt prend bien la forme d’un projet industriel, avec un projet de développement et de production de cellules par hétérojonction.

EDF Energies Nouvelles se fournit aussi en cellules auprès de PHOTOWATT. EDF Energies nouvelles, premier installateur photovoltaïque en France est donc impliqué au niveau de la production. Si cela ne règle pas le  dossier de PHOTOWATT  pour tous ses aspects, cela donne déjà une visibilité  pour quelques années.

Comment imaginer une industrie photovoltaïque française et européenne?

Comme pour l’éolien la situation du secteur ne pourra être  débloquée qu’au niveau national. La solution ne viendra pas seulement des tarifs d’achat, car es prix de l’électricité photovoltaïque ont fortement baissé grâce à la baisse du prix des équipements. Il faut miser sur l’innovation pour développer cette filière.

Comment lutter contre le dumping chinois? Faut-il prendre des mesures contre les importations chinoises en dénonçant les subventions et autres aides publiques aux producteurs chinois, sans oublier les conditions sociales?

On peut évidemment dénoncer le dumping chinois, mais toute action à ce niveau prendra du temps sans être assurée de fonctionner. Il vaut mieux dans le même temps mettre en place au niveau européen une politique de labellisation qui porte sur la qualité des panneaux, sur leur efficacité, sur leur contenu énergétique, sur leur recyclage. C’est cette méthode qui permettra à l’industrie photovoltaïque  européenne de se construire.

Recueilli par michel.deprost@enviscope.com


VOIR AUSSI