Énergie

La déforestation annule presque le bilan carbone des forêts tropicales

L’étude internationale a compilé les mesures du carbone absorbé par les forêts, sur toute la planète, entre 1990 et 2007. Il s’agit d’une première référence globale chiffrée pour cette composante majeure du cycle du carbone. Des chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CNRS/CEA/UVSQ) ont participé à ce travail qui a duré deux ans. L’étude est publiée sur le site Internet Science Express.
Des mesures réalisées par des inventaires nationaux sur des centaines de milliers de parcelles, avec les chercheurs peuvent quantifier des gains ou des pertes de biomasse des forêts. malheureusement beaucoup moins de données dans les pays tropicaux,
L’étude confirme que les forêts boréales et tempérées absorbent du carbone.Pour la période 1990-2007 le puits de carbone forestier à 2,4 milliards de tonnes de carbone à l’échelle du globe, soit environ le tiers des rejets de CO2 fossile.
Dans les régions tropicales (Amérique centrale et Amérique du Sud, centre et sud de l’Afrique, nord de l’Australie et une partie de l’Indonésie), les résultats sont plus surprenants : Les forêts primaires ; celles qui n’ont jamais été exploitées par l’homme,constituent un puits de carbone annuel de 1,2 milliard de tonnes de carbone, contrebalancé par l’émission de 1,3 milliard de tonnes du fait de la déforestation. Le bilan carbone est donc presque nul sur l’ensemble des régions tropicales. Le processus de déforestation cause des pertes de CO2 qui sont ensuite en partie récupérées par la repousse de forêts secondaires dans les zones où l’agriculture est abandonnée.
L’étude est une première référence chiffrée de la contribution globale des forêts dans le cycle du carbone. Les chercheurs veulent désormais collecter plus de mesures de biomasse dans les forêts tropicales pour réduire les incertitudes sur le bilan de carbone de cette région.

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