Environnement

La Ligue de Protection des Oiseaux : des conseils pour « nos amis ailés »

La chute des températures et la généralisation de la neige dans de nombreux départements ont contraint des milliers d’oiseaux à se réfugier plus au sud et à l’intérieur des terres.
La Ligue de Protection des Oiseaux signale que 56 000 grives et alouettes ont survolé l’Ardèche le 1er décembre. La LPO signale aussi que 1 200 buses variables ont été observées au-dessus de Besançon le 29 novembre. Des bruants des neiges ont été aperçus à l’intérieur des terres et des arrivées massives de pinsons et d’autres petits passereaux ont été enregistrées sur le littoral méditerranéen et l’intérieur du territoire. De nombreux passages de vanneaux ont été notés dans toute la France. Des oies, principalement des oies cendrées, ont effectué des mouvements dans le nord de la France et le long de la vallée du Rhône.

Manque de nourriture

Chacun peut aider les oiseaux à résister à ces conditions climatiques difficiles. Les oiseaux sont plus sensibles au manque de nourriture plus qu’au froid. Pour maintenir une température corporelle constante (40-42°C), ils disposent d’un système élaboré de thermorégulation, et mettent en action des stratégies de rassemblement. Malgré ces techniques de résistance, les oiseaux doivent inlassablement chercher de la nourriture pour produire l’énergie nécessaire au maintien de cette température. Or, les jours raccourcissent, les ressources alimentaires se raréfient et sont masquées par la neige et le verglas.
La LPO rappelle qu’il est possible d’installer des mangeoires (disponibles sur la boutique LPO) dans les jardins ou sur les balcons, hors d’atteinte des prédateurs. Il sera possible d’y placer des aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, de préférence le matin de bonne heure et le soir avant le rassemblement des oiseaux en dortoir. Les oiseaux pourront ainsi reconstituer leurs réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Ces mangeoires doivent être régulièrement nettoyées afin d’éviter la propagation des maladies, et permettre le maintien de la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Les oiseaux ne doivent être nourris que pendant la période sensible, à savoir de fin novembre à fin mars, afin de respecter leur comportement naturel. Il le reste de l’année de préserver dans les jardins et espaces publics ou privés, une végétation indigène, parfois spontanée, non traitée par des traitements insecticides, source d’insectes, de fruits et de baies.
Pour permettre aux oiseaux de se désaltérer et de se baigner (l’entretien du plumage étant primordial pour lutter contre le froid), vous pouvez leur fournir un abreuvoir dont l’eau sera renouvelée deux fois par jour et maintenue libre de glace en ajoutant simplement et uniquement de l’eau tiède.
www.lpo.fr

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