Environnement

Le Grand Lyon adopte son rapport annuel sur le développement durable

Depuis 2011, la loi impose aux collectivités territoriales de plus de 50.000 habitants un rapport annuel sur le développement durable, dont la présentation doit être réalisée avant celle du budget des collectivités.

Le Grand Lyon a donc présenté et adopté, lors du dernier conseil communautaire, ce texte, que Michel Reppelin, vice-président du Grand Lyon en charge du développement durable, ne veut pas résumer à une simple obligation légale.

« Ce n’est pas simplement se conformer à une loi qui demande de faire un rapport. Nombre de collectivités ont pratiqué cela en 2011. Nous n’avons, de notre côté, jamais été dans cette dynamique : on suit les finalités énoncées par le ministère, mais nous voulons en faire un outil de progrès, un outil pour aller plus loin » explique le Maire de Collonges au Mont d’Or.

5 finalités

Selon lui, ce rapport est donc un outil permettant d’analyser comment l’institution « met en œuvre les politiques publiques ». Pour ce faire, le Grand Lyon ne s’appuie sur le travail réalisé au sein de l’institution mais aussi sur celui issu du partenariat avec les acteurs industriels ou les associations.

Le rapport 2012 dresse donc le bilan et l’analyse des politiques publiques et des actions conduites au titre de la gestion du patrimoine, du fonctionnement et des actions internes du Grand Lyon. Et ce au travers des 5 finalités : la lutte contre le changement climatique, la préservation de la biodiversité, la cohésion sociale, l’épanouissement des êtres humains, et une dynamique de développement suivant des modes de production et de consommation responsables.

Le rapport insiste également sur les modes de gouvernance et les chantiers prioritaires de l’institution en matière de développement durable, comme une commande publique encore plus responsable, mais aussi l’actualisation et la capitalisation des outils transversaux (guides et référentiels), l’approche coût global des projets et chantiers, ainsi que la responsabilité sociale de l’institution.

« Une puissance de feu » en matière d’expérimentation

Il fait également état des diverses actions et expérimentations réalisées dans le Grand Lyon. « Nous sommes quand même une collectivité qui a une puissance de feu » dans ce domaine, explique Michel Reppelin.

« Là où les Etats échouent, comme ils l’ont fait à Doha ou à Rio, on assiste à une montée en compétence des territoires urbains, et une capacité de ces derniers, aux Etats-Unis, en Europe, à maitriser leur développement et essayer de limiter l’impact des grandes crises planétaires sur leurs propres territoires. Et si l’on compare Lyon aux autres villes, nous n’avons vraiment pas à rougir » a pour sa part noté Bruno Charles, vice-président en charge de l’énergie et du climat.

« Un décalage entre les moyens et les objectifs »

Le Groupe Ensemble pour le Grand Lyon s’est ému du fait que le sujet, abordé dans un brouhaha et une quasi-indifférence par le conseil communautaire, «n’intéresse pas les foules». « Nous avons vraiment l’impression que tout est tout sous contrôle et que nous faisons notre maximum. Cependant, à l’échelle globale, tous les voyants sont au rouge et les différentes parties observatrices ne savent même plus comment faire pour alerter sur une situation désespérante. Alors oui, ce que fait le Grand Lyon sur la thématique du développement durable est bien, et est bien menée. Mais nous assistons à un décalage entre les moyens et les objectifs » a indiqué le groupe.

Les membres du groupe d’opposition ont donc souligné la nécessité de dégager des objectifs clairs. « Ecoper vite et bien est obligatoire quand un navire prend l’eau. Mais écoper avec une petite cuillère n’empêchera jamais le navire de sombrer… La transition énergétique doit devenir une priorité si nous souhaitons conserver un mode de vie qui nous est cher(…). Nous attendons donc que, dès l’année prochaine, à l’occasion du troisième rapport, des objectifs concrets soient définis avec des indicateurs clairs et accessibles permettant de suivre l’évolution du Grand Lyon vers cette transition certes difficile mais nécessaire » a souhaité le groupe d’opposition.

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