Le VALTOM se fixe des objectifs d’Economie Circulaire

Labellisé en 2015 « Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage » par l’Etat, le Valtom, collectivité publique en charge de la valorisation et du traitement des déchets ménagers du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire, a engagé en 2017 la mise en œuvre d’une stratégie territoriale d’économie circulaire dans le cadre d’un contrat d’objectifs déchets et d’économie circulaire (Codec).

L’entrée dans ce dispositif cofinancé par l’ADEME implique pour la collectivité publique d’animer un projet et mobiliser les acteurs locaux pour développer l’économie circulaire sur son territoire par la mise en œuvre d’actions de réduction des déchets et d’économie de ressource, et de connaître et suivre les impacts environnementaux, économiques et sociaux.

Intelligence collective

Accompagnées par la société Girus GE, celles-ci se sont mobilisées pour co-construire une stratégie d’économie circulaire qui tienne compte de toutes les échelles territoriales et d’un grand nombre d’acteurs, publics comme privés. Le processus de concertation, animé par la société de conseil selon les principes de l’ « intelligence collective »s’est révélé riche en idées. Les échanges ont permis de mettre en place les programmes d’action des trois prochaines années autour des 7 piliers de l’économie circulaire : l’approvisionnement durable, l’éco-conception, l’écologie industrielle et territoriale, l’économie de la fonctionnalité, la consommation responsable, l’allongement de la durée d’usage et le recyclage.

Mobilisation des acteurs économique

Concernant la mobilisation des acteurs économiques, il s’agit de créer une vraie dynamique via la création d’un Comité départemental d’économie circulaire, la promotion de l’économie circulaire sur le territoire au niveau local, l’accompagnement des collectivités dans leur rôle moteur, notamment au niveau des zones d’activité, et par le lancement d’un appel à projet chaque année pour inciter les entreprises à s’engager.

Consommation responsable

Côté consommation responsable, la dynamique déjà engagée pour la gestion de proximité des biodéchets sera poursuivie, avec par exemple la création d’un réseau de guides composteurs sur le territoire, l’encouragement à la réduction des déchets végétaux et des bonnes pratiques de jardinage ainsi que la lutte contre le gaspillage alimentaire au sein de la restauration collective. D’autres actions visent la promotion de manifestations écoresponsables, notamment via l’utilisation de vaisselle réutilisable, le développement de la vente en vrac sans emballages, la réduction de l’utilisation de produits dangereux, notamment les phytosanitaires ou encore la réduction des imprimés non sollicités : « Il s’agira par exemple de créer des points de distribution de proximité dans les commerces en substitution aux boîtes aux lettres, précise Cédric Oberlé, chef de projet chez Girus GE. Le recours aux produits « maison » sera encouragé via le développement d’ateliers.

Allongement de la durée d’usage

L’allongement de la durée d’usage sera promu en accompagnant la mise en place du réemploi sur toutes les déchèteries, ainsi que la création de ressourceries, d’ateliers de réparation, repair cafés, etc., activités créatrices d’emploi.

Côté gestion des déchets il s’agit d’augmenter la valorisation des emballages et du verre, de mettre en place de la collecte des biodéchets et des textiles, et de trouver de nouvelles filières de valorisation pour un certain nombre de déchets qui ne sont pas encore suffisamment valorisés.

Enfin, au titre de l’éco-exemplarité, des critères d’économie circulaire seront introduits dans la commande publique. Des formations seront proposées aux élus et agents des collectivités en ce sens. D’autres mesures visent l’éco-conception des documents de communication, et l’économie de fonctionnalité via la mutualisation de matériels : locaux, matériel de collecte, broyeurs de déchets verts, etc.

Les déchets organiques, une question centrale

Le territoire du Valtom est principalement un territoire rural où la question des déchets organiques est centrale. « La question des déchets organiques y est déjà plutôt mieux traitée qu’ailleurs, mais il reste encore un fort potentiel, estime Cédric Oberlé. C’est ce qui conduit à des mesures assez spécifiques comme la promotion de plantes locales à croissance lente : les thuyas, par exemple, sont une plante qui demande un entretien fréquent et produit beaucoup de déchets verts qui se compostent mal. L’idée est d’encourager à les remplacer par des espèces locales ayant moins de besoins. L’action sera basée sur une campagne d’information et des journées de sensibilisation et de formation qui pourront se dérouler dans les déchèteries, dans les jardineries, en fonction des partenaires qui souhaiteront s’impliquer ».

 

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