Environnement

Les nuages de la crise assombrissent le bilan touristique

Juillet pourri et août estival ont contribué pour Rhône-Alpes, à un bilan touristique par une croissance économique pâle. En juillet, seuls 60% des 553 professionnels interrogés par IPSOS pour Rhône-Alpes Tourisme,  avait enregistré une fréquentation assez bonne ou très bonne. En août, avec le retour du soleil, ils ont été 78%, un assez bon niveau proche de celui qui avait été observé en 2010.

Mais le bilan présenté ce jeudi par Jean Besson, Président du Comié régional du Tourisme et Marc Béchet, Directeur du Comité,  montre un tassement de l’activité déclarée par les professionnels, même pour le mos d’août.

Recul en août

Au total en août 2012 par rapport à août 2011,  pour la durée des séjours, 55% des professionnels ont réalisé une activité stable, 25% exprimant recul de leur activité, et 12% une hausse. Pour août 2012, et pour les sommes dépenseées par le touristes,  44 % des professionnels notent une stagnation par rapport à août 2011. Ils ont été 36% à faire état d’un recul et 7% à faire état d’une progression.

Cette évolution touche tous les départements, mais la Loire, l’Ardèche et la zone de montagne sont plus affectés.

Moins  longtemps, moins cher

Les touristes viennent moins longtemps. Ils dépensent moins. Quelle que soit leur catégorie sociale. Même les classes moyennes n’hésitent pas à faire ” sauter le déjeuner”. ” Mais nos Jacques Mangeant, du Comité du Tourisme de l’Ardèche, les restaurateurs qui offrent un bon rapport qualité prix s’en sortent.

Il faut reconnaitre qu’en matière de restauration et de boissons, les écarts de prix, de qualité sont parfois énormes. Bien des prix sont encore très élevés, et la baisse de la TVA, même en partie réduite, n’a jamais été répercutée par l’immense majorité des restaurateurs, soient en direction des salariés, soit au profit des consommateurs.

Les touristes viennent aussi de moins loin. La majorité des touristes français en Rhône-Alpes viennent… … de Rhône-Alpes. Des Franciliens et des Nordistes à la recherche de soleil forment ensuite les clientèles les plus importantes, comme les vacanciers du BENELUX, de Grande Bretagne ou d’Alllemagne, alors que les touristes de PACA remontent à la recherche d’un peu de fraicheur et de calme.

Tourisme urbain et festival

En  période d’incertitude météo, une clientèle par son origine plus urbaine, préfère les destinations urbaines, les festivals ( Lyon Fourvièrre) ou les valeurs sûres, des prduits élaborés, forts en communication, pour les familles. Le Parc des Oiseaux, à Villars les Dombes, avec 180 000 visiteurs est devenu la troisième destination de Rhône-Alpes. Les touristes ont besoin d’animation, d’information multimédia, de cartes de fidélité, de prestations organisées, de visites guidées,  d’évènement, de rencontres avec les habitants, d’expériences pour mieux consommer.

Ce contexte économique, les habitudes urbaines des touristes, expliquent les difficultés relatives d’un tourisme simplement plus vert, du tourisme de montagne et de nature plus sensible aux caprices de la météo.

michel.deprost@enviscope.com

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