Nucléaire : mieux anticiper accident et changement climatique

La  commission d’enquête parlementaire sur le nucléaire demande une meilleure prise en compte des risques d’accidents.

Le commission qui a rendu son rapport jeudi 5 juillet, demande d’accélérer la mise en place des plans d’évacuation des populations en remplacement des actuels plans limités aux riverains les plus proches. Les Les Plans particulier d’intervention (PPI) sont déjà passés de 10 à 20 kilomètres de rayon pour les quatre sites nucléaires d’EDF en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour la commission, il faut aussi développer la communication sur les risques liés au nucléaire et les réflexes à avoir en cas d’accident, aussi bien au niveau de l’exécutif local que national. Des exercices d’évacuation grandeur nature devraient être organisés

Des  plans particuliers d’intervention (PPI) devraient être mise en place pour les principaux sites à risques d’Orano et du CEA (La Hague, Marcoule, Cadarache…). Les  PPI sont en effet aujourd’hui limités aux centrales d’EDF. Les acteurs de l’État (fonctionnaires des préfectures, de l’éducation nationale, etc.) devraient être mieux formés aux conduites à tenir en cas d’accident nucléaire. Les  exploitants devraient démontrer que leurs réacteurs peuvent résister à tout aléa climatique combinant plusieurs facteurs (canicule, sécheresse, etc.) et affectant plusieurs centrales de manière simultanée. C’est le cas en Auvergne Rhône-Alpes avec les centrales situées sur le Rhône. Les deux centrales situées en amont, Bugey et Saint-Alban sont soumises aux baisses de débit déjà accentuées pour l’Ain, en raison des chutes de neige plus faibles sur les massif du Jura.

Les centrales de Tricastin et de Cruas, plus en aval, bénéficient des apports d’eau importants de l’Isère et de la Durance.

 

 

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