Environnement

Pour des métropoles ouvertes sur les territoires

Secrétaire d’Etat à la Réforme Territoriale, André Vallini, a balisé ce vendredi à Lyon, la marche de la réorganisation territoriale, pour un aménagement plus équilibré, plus juste, plus adapté à un fonctionnement durable, maitrisant l’espace, les déplacements.

L’émergence d’un système énergétique plus décentralisé, la meilleure valorisation de la biomasse, une agriculture écologiquement intensive, une industrie plus propre et largement numérisée, supposent non pas une concentration toujours plus grande, mais une organisation plus cohérente.

La naissance des métropoles est positive si ces dernières intègrent comme c’est le cas de la future Métropole de Lyon, les compétences sociales des Départements. Les Communautés urbaines ne s’occupaient que de  technique, de tuyaux, d’eau, de route, de construction ( c’est capital) . Les métropoles auront en charge le social, l’enfance, le handicap, l’insertion, c’est très bien. Même si cette dimension humaine n’avait pas été mise en avant par les promoteurs de la métropole lyonnaise, soucieux avant tout d’amplifier les compétences.

Des limites anciennes

En revanche, les métropoles ont le handicap d’avoir en 2015, les limites des communautés urbaines de 1969. La Métropole de Lyon aura , à trois communes près – Givors, Grigny et Quincieux- les limites de 1969.

Nous avons déjà écrit que cela n’était pas cohérent avec l’idée même de métropole . La Métropole de Lyon ne gèrera pas en fait les effets les plus négatifs de sa propre croissance qu’elle déversera sur le département du Rhône.

Pour le moment, cette limite de la métropolisation n’a pas été relevé. Rien n’est dit sur les coopérations Métropole/Département  en matière d’infrastructures, d’urbanisme, de logement, d’environnement, d’agriculture.  Il faudra bien des accords, des coopérations.

Faire évoluer les limites

Mais il faudrait sans doute, faire évoluer, André Vallini le suggère prudemment, les limites des Métropoles. Il est capital a souligné justement l’ancien président du Conseil général de l’Isère que les Métropoles ne tournent pas le dos au péri-urbain et aux campagnes.  On peut donc imaginer une métropole plus vaste, et pourquoi pas, adoptant les limites mêmes des départements. A chaque métropole, un espace départemental!

La vraie métropole réunirait l’actuel Grand Lyon et des représentants des Communautés de Communes du Département. Avec une population de 1,7 million d’habitants, la collectivité n’aurait pas une taille extraordinaire, elle aurait simplement la taille de nombreuses autres grandes agglomération avec un territoire d’une grande diversité et d’une grande qualité.

michel.deprost@enviscope.com

VOIR AUSSI