Environnement

Privatisation des aéroports de Lyon : Le Conseil d’Etat écarte l’urgence du recours de riverains

Alors que les candidats à l’achat de l’exploitation des aéroports de Lyon ont jusqu’à aujourd’hui pour soumettre leur dossier, le Conseil d’Etat a estimé inutile d’examiner en urgence le recours déposé par l’ACENAS.  

L’Association des riverains conrtre l’extension de l’ aéroport de Saint-Exupéry avait déposé un recours contre la privatisation mettant en avant l’accroissement des risques pour la santé des riverains. L’association signale ce jeudi matin dans un communiqué le refus du Conseil d’examiner son recours. Pour elle, le Conseil ” considère que la cession ne s’accompagnera pas forcément de nouveaux investissements ou de nuisances immédiates.”

Ce mercredi  10 mai, le juge des référés du Conseil d’Etat a annonce qu’il ne voyait pas de raison de suspendre le décret autorisant la privatisation de 60% du capital de la société des Aéroports de Lyon détenus par l’Etat.  Cette décision fait suite à l’audience des parties au Conseil d’Etat le 3 mai . L’ACENAS avait alors expliqué que ” l’engrenage infernal se met en route car le cahier des charges de la vente prévoit des investissements importants, le doublement du trafic et la création d’une méga-zone fret. “ Aucune mesure de protection n’est prévue pour les 100 000 riverains exposés à une explosion programmée des nuisances aéroportuaires, routières et ferroviaires.

L’ACENAS rappelle que le conseil d’Etat doit à présent juger sur le fond. Elle rappelle que le droit Européen s’applique bien à cette affaire mais il n’a pas été respecté en particulier au niveau des obligations de transparence, de mise en concurrence et de délégation de service public (Directive Européenne 2014/23/UE).

 

 

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