Environnement

Savoie Technolac: projet au Cameroun pour l’Institut National de l’Energie Solaire-Formation

Jean-Marc Bernard, responsable du développement de l’INES Formation explique comment l’Institut national de l’Energie Solaire Formation veut emmener les entreprises du solaire en Afrique centrale. L’action fait partie des projets impulsé par Savoie Technolac, soucieux d’animer les entreprises du parc, notamment à l’international.

Comment avez-vous noué le contact avec le Cameroun ?

L’INES Formation a été démarché par l’Ecole nationale supérieure Polytechnique de Yaoundé, qui forme 1000 ingénieurs par an, non seulement du Cameroun, mais aussi de la région. L’Ecole qui a pignon sur rue dans la sous-région, et qui au-delà de cela possède six départements dont une filière génie civil et une filière énergie. Charles Awono Onana, le directeur a compris l’importance de proposer des formations aux jeunes ingénieurs. Nous avons donc effectué une mission au mois de mars pour voir comment une coopération avec l’ENSPY pouvait servir de point de départ à une implantation plus large.

 La stratégie du Cameroun ?

Le président camerounais Paul Bya a lancé une logique d’horizon 2035 un avec un certain nombre d’axes comme la formation, l’autonomie énergétique, l’hydroélectrique.

Quelles sont les conditions camerounaises pour les énergies solaires ?

Le Cameroun bénéficie d’un fort ensoleillement, mais en dehors des régions du Nord, la nébulosité entraine un ensoleillement diffus, intéressant pour des modules mono ou polycristallin, mais pas pour du solaire à concentration davantage adapté aux régions septentrionales plus sèches.

Le Cameroun accueille déjà des projets de plusieurs dizaines de mégawatts, notamment portés par des opérateurs d’Afrique du Sud. Pour le photovoltaïque, peuvent être lancées de grosses centrales photovoltaïques, des programmes de pompage de l’eau, des programmes d’électrification rurale. Le photovoltaïque peut aussi intervenir dans le cadre de projets industriels, en particulier de projets miniers, pour l’alimentation de bases vie ou pour l’extraction de l’eau d’exhaure.

Quelle est la place des entreprises françaises ?

Comme dans beaucoup de pays francophones la concurrence asiatique, chinoise et coréenne est forte. Mais nous avons beaucoup d’atouts pour revenir dans ces pays non pas pour des projets de court terme, des CCD, mais pour des projets de long terme, des CDI, de développement.

La mise en place de formations n’est qu’un maillon d’une stratégie de développement de l’implantation d’entreprises industrielles de l’énergie. Nous voulons mettre en place une véritable plate forme destinée à présenter l’offre technologique des entreprises françaises. L’objet est de favoriser l’implantation industrielle des entreprises pour la production, afin de répondre aux besoins de la région.Sur le plan de la formation, l’objectif n’est pas de former seulement des ingénieurs, il est de former des installateurs, des techniciens, qui assurent la mise en place, la maintenance.

Notre projet est financé dans le cadre du FASEP porté par la direction du Trésor, et suppose la mise en place d’un club d’entreprises régionales, au sens large dans une dynamique d’exportation.

 Les objectifs à terme ?
L’objectif est de voir large. Il est par exemple de mettre au point un corpus pédagogique afin de proposer une offre dans plusieurs pays. Nous sommes en relation avec EDF, elle-même en partenariat au Burkina pour structure rapidement des formations sr le solaire, pour ce qui nous concerne, pour le PV et le thermique, avec en vue des opérations dans des régions du monde très lointaines, comme Haïti. Notre projet devrait être accepté au printemps de 2015, accepté et être opérationnel en septembre 2015.

 

 

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