Environnement

Grand Projet du Nord Isère: versun urbanisme moins consommateur de transports

Les Grands projets sont des projets émergeant des territoires qui bénéficient d’un soutien de la Région à partir du moment où ils sont labellisés. Rhône-Alpes soutient ainsi le Grand Projet Rovaltain, le Grand Projet Cité du Design à Saint-Etienne, le projet autour de la Grotte Chauvet en Ardèche. Le Grand Projet Nord Isère englobe trois la Communauté d’agglomération des Portes de l’Isère, mais aussi la Communauté de Commune des Collines du Nord Dauphiné et la Communauté de Commmunes des Vallons du Tour.


Le Grand Projet vise à organiser le développement du Nord Isère vers une ville durable et agréable, respectueuse de l’environnement, par un urbanisme structuré et économe d’espace, une trame verte, l’éco-construction et les économies d’énergie, des transports collectifs et doux.


Place à la route


Le nord de l’Isère est caractérisé par un développement économique et démographique fort depuis plusieurs décennies. La Ville Nouvelle de l’Isle d’Abeau est le symbole de ce développement avec des inconvénients : étalements de l’habitat, éloignement habitat-activités, développement des transports par automobile. Les déplacements en voiture sont nombreux aussi bien pour des raisons domestiques que pour aller travailler. “Les grandes surfaces, consommatrices d’espace et accessibles uniquement en voiture, font mourir la ville, comme l’a déjà démontré La Maladière sur Bourgoin Jallieu, où les hectares de goudron périurbains ont simplement « déplacé » des emplois du centre ville (feu Mr Bricolage, Starter.)” explique l’Association Porte de l’Isère Environnement. L’activité économique elle-même génère beaucoup de transport routier puisqu’elle est axée fortement sur le secteur logistique. L’activité économique est aussi largement consommatrice d’espaces, pour la réalisation d’entrepôts, de plate forme, de voies de circulation dans un environnement aussi vert que possible.



Développer les transports collectifs


Lors de la première réunion de travaux sur le Grand Projet, la volonté a été exprimée de développer les transports collectifs, de créer des itinéraires vélos et intégrer le vélo à la ville, d’améliorer la sécurité et l’agrément pour les déplacements à pied. La réunion a permis de souligner l’importance de revoir les projets d’aménagement en 2×2 voies de la RN1006 pour mettre en place des voies réservées aux bus et la nécessité d’augmenter la capacité de la ligne TER La Tour du Pin – Lyon.



La réunion a aussi montré l’intérêt social et écologique de reconstituer un tissu de commerces en centre ville. La « ville durable » du Grand Projet s’appuie sur la restructuration de l’urbanisme et du commerce sur des centres villes. Le projet veut aussi atteindre des objectifs de trame verte d’espaces naturels et agricoles, de corridors écologiques, de zones humides pouvant jouer efficacement leurs rôles d’épuration naturelle de l’eau et de réduction des risques d’inondation.



Pour l’Association Portes de l’Isère Environnement (APIE). les richesses des zones humides et les ressources en eau, les paysages et la biodiversité qui assurent la qualité de vie, les compétences en matière d’énergies renouvelables et de construction avec des matériaux naturels. Chris Thornton, porte parole de l’’APIE regrette cependant les carences de gouvernance sur ce Grand Projet. « La société civile et le public n’ont pas été consultés, alors que la candidature Grand Projet a été envoyée au Conseil Régional il y a un an». L’APIE a mis sur son site web public www.apie-asso.net la présentation du Grand Projet diffusé aux élus à la réunion du 29 septembre, et les réactions et propositions de l’APIE.


michel.deprost@enviscope.com


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