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Rhône Alpes soumis depuis dix jours à une pollution par les particules

 Depuis le mardi 3 décembre, la région Rhône-Alpes connaît un épisode de pollution atmosphérique aux particules fines.  Depuis le mercredi 11 décembre, les conditions anticycloniques sont toujours défavorables à une dispersion atmosphérique des polluants. En conséquence, le dispositif a été généralisé à l’ensemble de la région. Le dispositif de gestion des épisodes de pollution fait l’objet d’un arrêté interdépartemental du 5 janvier 2011.

La préfecture de Région Rhône-Alpes insiste sur le caractère exceptionnel de l’épisode de pollution. C’est une manière de relativiser un phénomène qui n’a en fait rien d’exceptionnel.

La pollution est exceptionnelle seulement car elle arrive plus tôt que d’habitude, en raison d’une chute des températures qui entraine un recours accru au chauffage, notamment au chauffage au bois dans des conditions techniques qui ne sont pas satisfaisantes.

Mais la pollution n’est pas exceptionnelle dans la mesure où, liée aux conditions de température et aux conditions météo, elle se produit au contraire régulièrement. Elle a de fortes chances de se reproduire dans les trois mois qui viennent avec des périodes probablement plus froides.

A court terme, la situation va s’arranger. Vendredi  le bassin lyonnais est redescendu en alerte de niveau 1 compte tenu d’une baisse des niveaux de pollution constatés et des prévisions d’AIR RHÔNE-ALPES, organisme de surveillance de la qualité de l’air. Toutefois, cet épisode de pollution n’est pas terminé.

Plan de Protection de l’Atmosphère

Le préfet  a rappelé son attachement à la mise en oeuvre du plan de protection de l’atmosphère qui contribuera à réduire les épisodes de dépassement des seuils d’information et d’alerte. le Préfet insiste sur la nécessité du respect des mesures engagées et qui demeurent en vigueur :

Limitation de la vitesse maximale autorisée : -20 km / h pour les véhicules légers sur tous les axes où la vitesse habituelle est supérieure à 70 km /h.

Toutefois, cette limitation ne concerne pas les voies rapides qui ont fait l’objet en 2012 d’un abaissement de vitesse pérenne, à savoir :

? le secteur délimité par l’autoroute A7, le tunnel sous Fourvière, l’autoroute A6, le boulevard périphérique nord de Lyon, l’autoroute A42, la RN346, l’autoroute A46 sud et le boulevard urbain sud (RD301)

? les pénétrantes de l’agglomération : axe A6-A7 entre Limonest et le noeud autoroutier de Ternay, A450, A43 et A42 sur les sections à 90 km/heure.

? l’A47.

Par ailleurs, les écobuages sont interdits (débroussaillement par le feu).

Les industriels les plus émetteurs réduisent leurs émissions (par exemple par l’utilisation du gaz naturel en remplacement du fioul lourd, report de toute activité pouvant générer des particules en suspension…).

Compte tenu de la persistance de la pollution aux particules fines, des actions doivent être aussi mises en oeuvre pour réduire les sources les plus polluantes :

dans la période actuelle, les chauffages au bois et les brûlages de déchets verts constituent l’essentiel des apports de particules fines sur l’agglomération lyonnaise et le département du Rhône. Ces émissions de particules doivent être réduites.

A cette fin, il est rappelé que le brûlage à l’air libre de déchets verts est strictement interdit. L’arrêté préfectoral du 14 novembre 2008 qui autorisait certaines dérogations à cette interdiction a été abrogé.

Les recommandations :

? Ne pas utiliser les feux de cheminées en foyer ouvert en agrément ou en chauffage d’appoint Les transports constituant également sur les agglomérations une source significative de pollution, le préfet rappelle également les recommandations suivantes :

? Privilégier les transports en commun ou pour les trajets courts la marche.

? Différer les déplacements internes à l’agglomération lyonnaise.

? Éviter l’utilisation des véhicules les plus polluants (véhicules diesels immatriculés avant le1er janvier 2006) Il est par ailleurs conseillé à l’ensemble de la population les mesures sanitaires suivantes :

? respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours à visée respiratoire et ne pas hésiter à consulter son médecin

? consulter un médecin en cas d’aggravation de son état ou apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux)

? éviter toute activité physique ou sportive intensive (notamment compétition) augmentant de façon importante le volume d’air et de polluants inhalés

? veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par la pratique d’autres activités émettrices de substances polluantes (usage de solvants sans protection appropriée, consommation de tabac),

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