Actualités

Rhône Méditerranée Corse: l’Agence de l’Eau et l’Etat soutiennent les lycées agricoles économes en eau

Au premier plan, assis, à gauche, Martin Guespéreau, Directeur général de l’Agence de l’Eau RMC et à droite, le Directeur de la DRAAF Rhône-Alpes.

Les 46 établissements publics locaux d’enseignement agricole (EPLEFPA) des bassins Rhône-Méditerranée et Corse forment chaque année 15 000 futurs agriculteurs, responsables communaux dans les jardins et espaces verts, ainsi que des futurs conseillers agricoles en coopératives ou en chambre d’agriculture.

Les exploitations agricoles et les ateliers technologiques attachés à ces lycées servent de supports à l’enseignement, et les élèves reproduisent souvent ce qu’ils ont vu pratiquer pendant leur formation.

L’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse financera à hauteur de 500 000 euros par an des projets nouveaux des lycées agricoles: études de diagnostic, investissements en matériels, changements de pratiques (passage à l’agriculture biologique, traitement des eaux des cultures hors-sol dans les serres, désherbage mécanique à la place du chimique, suppression ou réduction de l’usage des pesticides…).
L’agence aidera les lycées à économiser l’eau. Les  lycées seront  incités à faire évoluer leurs fermes expérimentales vers des systèmes d’exploitation moins consommateurs d’eau, en changeant les modes de cultures : passage en sec des jardins et espaces verts, abandon des cultures irriguées au profit de cultures pluviales, en développant le goutte à goutte ou le recyclage des eaux.

Ces projets amélioreront la formation initiale et continue des agriculteurs et professionnels des espaces verts. Les lycées réaliseront de nouveaux outils de communication et organiseront des manifestations autour des réussites obtenues sur les exploitations qu’ils pourront valoriser auprès des élèves, des élus locaux, des agriculteurs et des chefs d’entreprises de jardins et d’espace verts.

L’Agence de l’eau a déjà financé pour 400 000 euros des projets menés par les lycées agricoles depuis 2009, principalement pour la conversion à l’agriculture biologique des exploitations et pour la construction d’aires de lavage des pulvérisateurs de pesticides, ouvertes aux agriculteurs du voisinage.

VOIR AUSSI