Rhône

Saint-Symphorien-d’Ozon doit améliorer son plan d’urbanisme

La commune de Saint-Symphorien-d’Ozon  dans le Rhône doit améliorer la qualité du projet de révision de son plan d’urbanisme, selon l’avis de la mission régionale de l’autorité environnementale Auvergne-Rhône-Alpes.

La Commune de Saint-Symphorien d’Ozon, au sud est de l’agglomération de Lyon est soumise à une forte pression d’urbanisation  de la part de cette dernière. Elle doit réviser son plan local d’urbanisme pour imaginer son développement.  Exercice difficile, comme le montre l’avis publié sur le site de la  Mission régionale de l’Autorité Environnement. Conformément au code de l’urbanisme,  l’avis devra être inséré dans le dossier  soumis à enquête publique ou à une
autre procédure de consultation du public.

La commune de Saint-Symphorien-d’Ozon (Rhône). située dans la deuxième couronne de l’agglomération lyonnaise, au sud, à la confluence des aires d’influences de Lyon, Vienne et Givors. Son territoire est couvert par le Schéma de cohérence territoriale (Scot) de l’agglomération lyonnaise en tant que ” pôle urbain du secteur sud de l’agglomération (val d’Ozon).”
Le projet de révision prévoit, pour la période 2022-2032, un taux de croissance démographique annuel de 1,2 %  supérieur à celui de la période 2013-2019, avec une population supplémentaire de 779 habitants, une production de 450 logements et un besoin foncier associé de 8,8 ha. Le dossier mentionne une extension de la zone d’activités du Pontet, mais sans précision.

Des enjeux  sous- estimés

Pour l’Autorité environnementale, les principaux enjeux du territoire et du projet sont la consommation d’espaces ; la biodiversité et les milieux naturels ; les ressources en eau ; la pollution sonore, de l’air en lien notamment avec les questions de mobilité, et des sols et le changement climatique.
Les commentaires de la Mission de l’Ae pointe que ” l’analyse de l’état initial de l’environnement n’est pas actualisé (consommation d’eau, pollution atmosphérique, etc.) et incomplet sur plusieurs points (biodiversité, pollution des sols, etc.) ” . L’analyse des incidences sur l’environnement et les mesures Eviter-Réduire-Compenser (ERC) sont donc incomplètes, avec une extension de la zone d’activités du Pontet et délocalisation d’entreprises non analysées, etc.).
Les données du dossier s’avèrent parfois confuses et erronées pour l’extension de l’urbanisation ( besoins de logements) et les densités projetées dans les orientations d’aménagement et de programmation (OAP). Le Projet d’aménagement et de développement durables (PADD) ne fixe pas d’objectifs chiffrés de modération de la consommation de l’espace et de lutte contre l’étalement urbain contrairement aux obligations du code de l’urbanisme. Plusieurs choix d’aménagement ”  illustrent une insuffisante prise en compte de l’environnement” , notamment pour la consommation d’espace avec des densités très faibles dans certaines OAP (9 logements/ha, OAP 3), la protection
d’un corridor écologique et d’une coupure d’urbanisation (projet routier et projet « city-parc »), la concentration de logements le long d’une voie bruyante (OAP 1 et 4), l’absence de mise en œuvre d’un projet de véloroute « Trans-Ozon » en contradiction avec ce que prévoit le Scot. L’ensemble des observations et recommandations de l’Autorité environnementale est présenté dans l’avis détaillé.

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