Environnement

SERGE FERRARI prend aussi en compte l’environnement de travail

La responsabilité sociale des entreprises ne prend pas seulement en compte l’environnement extérieur, mais inclut l’environnement de travail. La société Serge Ferrari, spécialiste en textiles techniques

Le terme environnement recouvre souvent pour le public l’environnement extérieur, l’environnement général, partagé par tous. Les associations de défense de l’environnement, ignorent particulièrement l’environnement intérieur, et précisément l’environnement de travail, l’environnement industriel, souci des travailleurs, de leurs organisations, et des entreprises. La responsabilité sociale des entreprises RSE intègre à parts égales ces deux environnements. En effet, c’est l’environnement de travail qui est porteur des risques les plus importants, d’accidents, d’exposition à des nuisances, à des pollutions, à des matières dangereuses.

Le rapport RSE 2015 de Serge Ferrari, société implantée à Saint -Jean de Soudain (Isère), spécialisée dans le production de structures textiles  pour l’architecture, montre l’importance de la prise en compte de l’environnement de travail. Les conditions de travail des usines de Serge Ferrari sont celles de bien des sites industriels :  bruit, chaleur, substances chimiques, travail en continu sept jours sur sept.

Réduire les risques d’accident

L’entreprise a déployé des moyens pour prévenir les risques en matière d’accident. La société a investir près de 130 000 euros pour la sécurité,  près de 100 000 euros pour les seules actions de formation. Une charte sécurité est prévue de 2015 à 2017 pour le développement des bonnes pratiques. Des règles de sécurité spécifiques (RSS)  ” rédigées par et pour les utilisateurs”  seront mises en places sur les sites français et suisse. Le taux de fréquence des accidents avec arrêt ou déclaré, est sensiblement en baisse depuis 2009 même s’il a rebondi en 2014 et 2015,  pour se situer  en 2015 à 20,03 accidents déclarés pour 100 000 heures de travail.  La charte de sécurité doit relancer le mouvement de progrès.

Ferrari en mis en place une démarche spécifique pour les risques liées à des expositions chimiques. Elle a mis en place en 20015 un Comité Vigi-Alerte qui réuni des experts interne et des experts extérieurs à l’entreprise. Le comité doit  très en amont des réglementations en vigueur à détecter des signaux faibles au niveau des risques sanitaires et environnementaux liés à des substances ou à des technologies.

Cette démarche a conduit à  des études sur l’exposition aux nanoparticules sur les points sensible des sites. Des nouveaux Equipements de Protection Individuelle (EPI)  ont été mis à disposition  comme des cagoules à adduction d’air pour la protection oculaire et respiratoires et des manchettes pour la protection de la peau de zones du corps les plus exposées. Un logiciel ” Santé et sécurité au travail a été  acquis par l’entreprise  pour centraliser et actualiser les données santé-sécurité sur un outil informatique unique, permettant d’analyser les risques liés à des postes de travail, mais permettant aussi  de gérer les actions de protection. L’entreprise collabore avec l’éditeur pour améliorer ce logiciel.

 

 

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