Environnement

Six organisations de salariés et d’emplyeurs s’expriment pour une nouvelle croissance

Rendre non seulement le dialogue social plus facile, mais le relier au dialogue économique, entre travailleurs et employeurs, c’est la voie de la cohérence choisie depuis 2005 par trois organisations de salariés (CFTC, CFDT , et CFE CGE) et trois organisations d’employeurs ( CGPME, MEDEF et UPA), pour trouver des solutions aux impasses de la société française.

Les représentants de ces organisations ont participé ce mardi en fin de journée à une réunion à la Cité des Entreprises à Lyon pour faire leur point sur une démarche qui vise à réinventer la croissance, pas seulement depuis Paris mais en région.

Il y a urgence a rappelé l’animateur de la rencontre, l’économiste Jacques Bichot.  Il faut en effet « éviter le risque d’une question sociale, c’est à dire d’une situation ( ndlr  généralisée et durable) de sous emploi, de précarité, de pauvreté. Nous n’en sommes pas très loin même si des pays connaissent des situations plus difficiles ».

Associer dialogue économique et dialogue social

Or les solutions ne peuvent venir que d’un dialogue social connecté au dialogue économique, mais aussi au dialogue sur les questions environnementales, énergétiques, technologiques, d’aménagement du territoire.

La nouvelle croissance devra associer le dialogue social et le dialogue économique. Impossible de développer l’activité, sans que les travailleurs soient pris en compte, comprennent les enjeux. Le défi est considérable dans un pays où les idéologies l’emportent. Et la vision d’une société dominée par la lutte des classes n’est pas l’apanage de certaines organisations de travailleurs, le patronat doit aussi comme le patronat de l’autre côté du Rhin, associer étroitement responsabilité économique et responsabilité sociale. Pour Joseph Thouvenel, de la CFTC, salariés et chefs d’entreprises « ont des intérêts supérieurs communs ».

Développer dans les territoires

« Il faut que chacun soit un acteur du développement économique du pays souligne, Frédéric Grivot, vice-président de la Confédération générale des petites et Moyennes Entreprises (CGMPE) pour qui le dialogue doit être développé dans les territoires.

Les acteurs de l’entreprise, entrepreneurs et syndicalistes doivent faire entendre ensemble leur voix, et occuper le terrain en tant que tels. ” Evidemment, on ne fait pas la une du journal télévisé de 20 heures” regrettent-ils. C’est pourquoi les six organisations se rencontrent en tant que telles et affichent leurs positions en dehors de toute institution. Il ne suffit pas de s’exprimer au Conseil économique et social, et environnemental national, dans les CESER, ou dans d’autres lieux. Globalement, les acteurs sociaux ont la conviction de ne pas être entendus.

« Ce sont les acteurs de l’entreprise qui ont prise sur le sujet, ce sont eux qui connaissent le mieux l’entreprise » rappelle Sabine Basili, présidente de la Commission économique de l’Union professionnelle artisanale (UPA)

Le développement ne pourra se décider seulement à Paris. C’est sur les territoires, dans les régions que le développement doit être encouragé. Robert Corceles (CFE-CGC), Elisabeth Le Gac (CFDT), Pierre Rivière (CFTC),  Bruno Cabut (UPA), François Turcas(CGPME) et Bernard Gaud, ont mis en avant les atouts de Rhône-Alpes. Pour le président du MEDEF Rhône-Alpes le développement régional repose sur trois piliers : décentralisation, participation, et maintien des centres de décision.

michel.deprost@enviscope.com

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