Énergie

Sûreté nucléaire : l’ASN demande un surcroît de rigueur

L’Autorité de sûreté nucléaire a présenté ce 28 mai, aux parlementaires de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), son rapport annuel sur la sûreté nucléaire et la radioprotection en France en 2019. Un renforcement de la culture de sûreté est demandé aux acteurs de la filière.

Ce rapport transmis aux cabinets du président de la République, du Premier ministre et des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale est publié sur www.asn.fr. L’ASN estime qu’en 2019 « la sûreté de l’exploitation des grandes installations nucléaires et la radioprotection dans les domaines industriel et médical se sont globalement maintenues à un niveau satisfaisant. »

Dans le domaine du nucléaire de production d’électricité, 2019 a été marquée par une plus grande prise de conscience, par les exploitants, des défis auxquels ils sont confrontés collectivement : renforcement de la qualité des réalisations, rigueur au regard de la sûreté. Cela est essentiel pour progresser. Il appartient aux exploitants, en tant que premiers responsables de la sûreté, de relever ces défis.

Réacteurs de 900 MWe

La poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe est un objectif stratégique pour EDF. L’objectif pour l’électricien est de poursuivre l’exploitation au-delà des quarante premières années de fonctionnement. La première unité à avoir réalisé sa quatrième visite décennale est le réacteur 1 de la centrale de Tricastin. 

L’ASN prendra position sur la partie générique du réexamen des réacteurs de 900 MWe fin 2020. Ses prescriptions encadreront la poursuite de leur fonctionnement. EDF a déjà avancé des propositions génériques, des améliorations issues du retour d’expérience, qui seraient appliquées sur toutes les tranches de 900 MW. L’ASN estime déjà « que la mise en œuvre des modifications proposées par EDF conduit à des améliorations significatives de la sûreté des installations et contribue à l’atteinte des objectifs du réexamen. » Toutefois, l’Autorité estime que ces modifications ne permettent pas de satisfaire l’ensemble des objectifs fixés. En l’absence de propositions complémentaires d’EDF, l’ASN prescrira des modifications additionnelles.

Par ailleurs, sur la base des enseignements de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima et des exercices de crise, le Comité directeur pour la gestion de la phase post accidentelle d’un accident nucléaire (Codirpa) piloté par l’ASN a proposé au Premier ministre plusieurs évolutions de la doctrine post-accidentelle.

 

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