Train : le Chablais suisse soigne ses ” petites lignes”

Alors que du côté français la ligne sud Léman reste fermée, du côté du Chablais suisse, les Transports Publics du Chablais investissent lourdement dans leur réseau.

Le Chablais est un pays à cheval sur la France et la Suisse. En Suisse, il est à cheval entre les cantons de Vaud et du Valais.  Côté suisse, le train fonctionne grâce à une organisation décentralisée gérée près du territoire. Côté français, la ligne dite du Tonkin, au sud du Léman reste obstinément fermée, ce qui désespère les Suisses, défenseurs de l’environnement, consternés de voir un tel abandon du patrimoine ferroviaire.

Du côté suisse, pas de débat sur la fermeture des petites lignes. Pas de discussions vaines, mais un travail progressif dans la coopération. Les Transports Publics du Chablais, entreprise locale de 220 personnes ont décidé d’investir 150 millions de francs suisses, pour rénover 3, 7 kilomètres de lignes et construire trois nouvelles gares. Vous avez bien lu 150 millions de francs suisses, soient  125 millions euros financés à 80% par la Confédération.

C’est que les  « petites lignes »  des Transports du Chablais croulent sous la demande. Il suffit d’aller voir sur le site de la Compagnie que cette dernière “ sait faire préférer le train“.  Le dossier de sécurisation de la ligne AOMC Aigle-Ollon-Monthey doit être sécurisé, car elle n’est parfois pas en site propre. Les TPC ont déposé auprès de l’Office fédéral des transports (OFT)  un dossier qui sera soumis à concertation locale. Les travaux puissent débuter dès 2020 pour une mise en service prévue en décembre 2023 pour la partie plaine et en décembre 2024 pour le raccordement à la Vallée d’Illiez.

Avec les habitants

« La mise à l’enquête de ce projet majeur marque la volonté de finaliser, avec les habitants et les utilisateurs, l’organisation de la mobilité chablaisienne pour adapter un chemin de fer régional aux exigences du trafic du 21e siècle »  souligne Jacques Melly, chef ( ministre dans un canton) du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement

Le projet est lourd  : démolition des voies sur la route, construction d’un nouveau tracé indépendant pour le train, avec des tunnels  explique le président des TPC, Frédéric Borloz. Le nouveau tracé induira une amélioration de l’offre.  Moins long, il  permettra de relier Aigle à Monthey en 13 minutes, soit un gain de 7 minutes. Des trains accélérés seront planifiés aux heures de pointe et grâce aux nouvelles infrastructures, leur capacité pourra être augmentée. Il est même question de mettre en place un cadencement au quart d’heure.

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