Environnement

Trains : Vers des suppressions en Rhône-Alpes faute de mécaniciens

La direction régionale de la SNCF Rhône-Alpes s’apprête à annoncer des suppressions de trains plus nombreuses à partir du mois d’avril. La Région Auvergne Rhône-Alpes, cliente de la SNCF n’a pas encore réagi.

Les relations entre la Région et la SNCF risquent de se tendre encore dans les prochaines semaines. En effet, selon la Fédération des Usagers des Transports Rhône-Alpes, l’entreprise publique (en situation de monopole) se prépare à supprimer de très nombreux trains à partir du 4 avril. Les suppressions seront justifiées par le manque de mécaniciens qui perturbe de plus en plus les tableaux de service.

Jusqu’à ces dernières années, les mécaniciens SNCF partaient à la retraite à 50 ans et le service des ressources humaines parvenait à planifier les effectifs dont il pouvait disposer. Les changements dans le régime des retraites ont donné aux mécaniciens la possibilité de prolonger leur activité, mais en pouvant l’interrompre par un simple préavis de deux mois. Des mécaniciens qui pensaient travailler longtemps cessent finalement leur activité plus vite qu’escompté.

Plus d’effectifs suffisants

L’entreprise ne dispose plus des effectifs suffisants. Sur la région de Chambéry, la CGT a organisé une opération en direction des demandeurs d’emploi : elle a recueilli une quarantaine de candidatures. En Rhône-Alpes le manque de conducteurs pourrait représenter une centaine de professionnels. Il manque autant de contrôleurs.

Les recrutements ne suivent pas, et la sélection opérée lors de la formation par étapes successives ne laisse réussir qu’un petit nombre des postulants, pas assez pour faire face aux besoins du service.

Dans certaines régions, les directions ont décidé de supprimer ici et là des trains sur des lignes peu chargées en les remplaçant par des cars. En Rhône-Alpes, beaucoup de lignes sont des lignes très fréquentées et les suppressions de trains provoquent déjà la grogne des usagers. ” Certains trains entre Saint-Etienne et Roanne sont remplacés par des cas, mais pas aux-mêmes heures.” explique Gabriel Exbrayat, président de la Fédération.

Mais les usagers n’ont pas été informés d’une manière claire. “ Nous avons découvert le problème en découvrant des suppressions de trains présentées comme étant justifiées par des travaux.” explique le secrétaire de l’Association Dauphinoise des Usagers des Transports, ADUT.

Sur la ligne Saint-André-le-Gaz-Grenoble, ce sont environ cinq trains qui seront supprimés chaque jour aux heures dites creuses. Certes ces trains sont moins fréquentés que les trains des heures de pointe mais ils ont une réelle clientèle.

Pour le moment la Région Auvergne-Rhône-Alpes n’ a pas réagi à cette perspectives de suppressions.

michel.deprost@enviscope.com

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