Biodiversité

Troupeaux : protection renforcée contre le loup

Le plan d’action pour la gestion du loup inclut les activités agricoles, notamment pastorales, sources de développement économique et de services écosystémiques.

Le nombre d’animaux d’élevage prédatés par le loup reste très élevé, aux alentours de 12 000 cas par an. Le gouvernement a lancé une concertation avec les parties prenantes pendant plusieurs semaines. A l’occasion de la réunion du Groupe national loup du 28 mai des mesures visant à mieux concilier préservation du loup et développement des activités d’élevage sont été présentées.

Le nombre maximum de loups pouvant être prélevés sera revu à la hausse, sur la base des avis scientifiques du Muséum national d’Histoire naturelle, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), et du conseil scientifique loup. Le pourcentage passera de 10 % de la population en 2018 à 17 % en 2019 avec maintien d’une possibilité de majoration de 2 % en cas de persistance de la pression de prédation.

Aide au gardiennage

Le renforcement des mesures de protection (bergers, chiens, clôtures) a été annoncé, notamment dans les foyers d’attaque, où se concentre la majorité de la prédation. L’aide au gardiennage sera désormais obtenue sans restriction, ce qui permettra d’accroître le nombre de bergers officiant à la protection des troupeaux. Les foyers d’attaque bénéficieront d’une amélioration de protection des troupeaux par la mise en place de tirs de défense plus adaptés.

Dans les fronts de colonisation il faut permettre aux éleveurs d’anticiper. L’accès à l’aide financière relative à l’acquisition des chiens de berger sera ouvert aux éleveurs. Les montants d’indemnisation pour les animaux d’élevage attaqués par le loup seront revalorisés pour correspondre au mieux à la réalité des pertes économiques subies par les éleveurs.

 

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