Université d’Eté du bâtiment intelligent la révolution a démarré

L’Université d’Eté de Smart Building Alliance, Alliance du Bâtiment  intelligent, se tient pendant deux jours à EM Lyon à Ecully. La révolution numérique est en marche, mais elle doit mettre la technologie au service des besoins sociaux et humains.

Le numérique a commencé à bouleverser le secteur de la construction, du bâtiment. La prise de conscience est bien là ,  de la part de tous les acteurs de la construction et de l’urbanisme : fournisseurs de solutions numériques, bureaux  d’études, architectes, investisseurs, entreprises de construction, spécialistes de la maintenance, de la gestion, commercialisateurs, investisseurs, utilisateurs. Ils sont environ 700 à écouter les conférences, les ateliers, les présentations, à sillonner les stands,  depuis ce mercredi jusqu’à ce jeudi en fin de journée sur le campus d’EM Lyon ( Ecully) , très propice à un rendez-vous de rentrée de réflexion, de prospective, mais aussi de contacts d’affaires. Quatre-vingt entreprises sont aussi là pour proposer leurs solutions.

La révolution de la voiture

La révolution numérique doit pousser à imaginer les transformations très rapides entrainera dans les sociétés. Bruno Bonnel député du Rhône (La République En Marche) a rappelé comment l’automobile a transformé la ville en quelques décennies et comment elle a, elle-même subi des métamorphoses que personne n’imaginait ni même ne demandait.

Il faut donc imaginer le potentiel de changements positifs que permet le numérique. Pour Emmanuel François, président de Smart Building Alliance, la révolution numérique doit apporter des réponses aux défis environnementaux et énergétiques, en réduisant les consommations, en optimisant l’utilisation de toutes les ressources, de l’espace, de l’énergie.

La révolution numérique dans le bâtiment et dans la ville doit offrir des services concrets et utiles, en vue de répondre à des besoins sociaux et à des besoins humains. La révolution numérique doit faciliter la vie, améliorer la manière d’habiter, le logement, les bureaux, l’environnement, la qualité de l’air, réduire les pollutions et les nuisances. Elle devra rendre les métropoles plus humaines et permettra le développement des territoires ruraux, de petites villes où la qualité de la vie est déjà  meilleure.

Le numérique devra cependant éviter des écueils. D’abord la course à la technologie pour la technologie, la production de données pour la production de données. La révolution numérique doit contrôler sa  propre consommation énergétique , son impact environnemental global sans ignorer les enjeux croissants en matière de sécurité.

michel.deprost@enviscope.com

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