Environnement

Une contamination de champignons cueillis dans certains secteurs

Trente ans après les retombées des radio-nucléaires, certaines denrées alimentaires montrent une radioactivité artificielle supérieure à la radioactivité naturelle.

Le césium 137 présent dans les sols se retrouve dans la chaîne alimentaire et plus particulièrement dans certaines denrées : baies, champignons, gibier. L’Institut de recherche et de sureté nucléaire livre des données sur plusieurs produits destinés à l’alimentation. L’activité en césium 137, le radio-élément dont la demi-vie est la plus longue, dans le lait prélevé dans les zones de rémanence (0,32 Bq/litre en moyenne) est plus élevée que celle du lait prélevé hors de ces zones (entre 0,004 et 0,03 Bq/l). Les denrées des forêts (baies, champignons et gibiers), dont l’activité en césium 137 est plus variable et potentiellement supérieure à 100 Bq/kg frais.

Pour la CRIIRAD,  le césium 137 est détecté dans 95 % des 38 échantillons de champignons cueillis, en fin d’année 2015, en Ardèche, Drôme, Isère, Loire, et Haute Savoie et analysés par l’association qui n’indique pas les lieux de cueillette.

Les contaminations les plus importantes relevées par l’association le sont sur des bolets bai (3 000 Bq/kg sec) et des chanterelles en tube (2 700 Bq/kg sec) de la Loire, et des petit gris (2 200 Bq/kg sec) de la Drôme. L’association estime que pour un fort consommateur, cela peut représenter encore une dose significative, 10 fois supérieure au seuil du risque négligeable. Mais l’association ne précise pas ce que serait un fort consommateur.

Sur la base de l’analyse de 900 échantillons de champignons, la CRIIRAD avait proposé en 1997 une classification des espèces en fonction des niveaux de contamination par le césium 137 (http://www.criirad.org/tchernobyl/fiche-champignons.pdf). Mais l’association ne précise pas les lieux de cueillette des végétaux en question.

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