Construction et aménagement

Une étude dela Cellule Economique Rhône-Alpes montre que l’utilisation du bois dans la construction progresse encore insuffisamment

La Cellule économique Rhône-Alpes a réalisé une étude, financée par la DREAL Rhône-Alpes sur l’utilisation du bois dans la construction. L’étude a été réalisée à partir des réponses de 662 entreprises, avec la participation de la Capeb, de la Fédération française du Bâtiment, de FIBRA, du Centre national du développement du Bois, de FCBA et des administrations d’Etat.

Le bois est essentiellement utilisé dans la région, pour la menuiserie et les aménagements intérieurs (42%), pour la charpente et pour des revêtements, bardages, l’isolation.

Les deux tiers de volumes de bois sont utilisés pour des travaux d’entretien et de rénovation, dans le logement individuel surtout. Un tiers du bois est utilisé dans les travaux neufs, majoritairement là encore dans le logement individuel privé. Le logement collectif, public ou privé, utilise sensiblement moins le matériau, mais ce dernier est relativement plus utilisé dans les locaux  (tertiaire ou activité).

Quatre départements utilisent majoritairement le bois : la Drôme (74%), l’Isère (67%), la Savoie (65%) et la Haute Savoie – 66%).

Depuis cinq ans les entreprises estime que l’usage s’est développé un peu au dessus du niveau jugé normal. Seules 6% des entreprises développent de nouveaux procédés constructifs : innovations en menuiserie, utilisation de procédés mixtes bois aluminium,  préfabrication

Alors que la technique des bois empilé a été moins utilisée ces dernières années, la laine de bois et l’ossature bois se sont beaucoup développées.

Beaucoup d’entreprises estiment que la demande de vois devrait se développer après 2017, notamment en raison de la RT 2012. Les entreprises de plus de cinq salariés sont les plus optimistes quant aux perspectives de développement.

Les principaux freins restent l’image encore méconnues du bois l’insuffisance des prescriptions des architectes. Mais les leviers existent en informant sur les potentialités du bois, sur des formations élargies pour le matériau, à condition que les pouvoirs publics s’impliquent plus fortement.

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