Véhicule électrique : un essor et des questions

Luc Simonet, président de l’association régionale du Véhicule électrique est intervenu lors du débat organisé par la Société Française d’Energie Nucléaire sur ce type de véhicules, dans le cadre du débat national sur la Programmation pluri-annuelle de l’Energie.

Le président régional de l’Avere, a présenté les différents types de véhicules électriques (VE) : les véhicules à batteries rechargeables, les véhicules hybrides et hybrides rechargeables, les VE à prolongateur d’autonomie (thermique et hydrogène) et enfin les VE à hydrogène.

Longtemps, la faible autonomie des véhicules électriques a freiné leur essor. Les progrès des constructeurs et la multiplication des Infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) tendent à lever ces blocages psychologiques.

Luc Simonet a listé les différents systèmes d’IRVE : normales (3 à 7 kW), accélérées (25 kW), rapides (50 kW) et les super-chargeurs (130 kW). Il a cependant nuancé l’intérêt de telles infrastructures dans la mesure où 90 % des recharges sont effectuées au domicile du propriétaire d’un véhicule électrique.

« La nouvelle Renault Zoe, dont l’autonomie avoisine 300 km contre 120 pour la version précédente a dopé les ventes de VE en France. Par ailleurs, le véhicule autonome boostera le véhicule électrique », a-t-il déclaré. En revanche, Luc Simonet a exprimé ses réserves quant à l’essor des poids-lourds électriques, en raison du poids dissuasif des batteries. Les constructeurs de poids lourds, comme Iveco, privilégient le développement du gaz naturel (GNV) pour les poids-lourds.

Les intervenants ont vanté le confort de conduite d’un VE, silencieux à faible vitesse. En milieu urbain, le VE contribue à limiter l’émission de particules fines. La ville d’Oslo en Norvège a réussi à réduire les taux de pollution aux particules fines en imposant l’utilisation de VE, dont la part atteint désormais 52 % du parc local.

Le développement du marché pose néanmoins de nombreuses questions. Les VE ne règleront pas la question des embouteillages, du stationnement, des temps de transport. L’essor des VE ne supprimera pas la pollution urbaine causée par chauffage et l’industrie. Le bilan carbone des VE et en particulier des batteries, est difficilement quantifiable et très variable selon le pays de production. L’essor du VE augmentera la consommation d’électricité, dont les modes de production font débat. Enfin, l’exploitation des terres rares et le recyclage du lithium posent question.

Pour suivre le débat sur la PPE : ppe.debatpublic.fr

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