A Lausanne, le robot salamandre Salamandra Robotica nage ou marche

Michel DEPROST  |  14.03.2013 - 19:46

Salamandra robotica II est un robot amphibie mis au point par le Laboratoire de Bio-robotique de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL). Il est l’invité d’honneur du stand de Syrobo, à l’origine d’Innorobo, le plus grand salon européen de la robotique de service, qui se tient à Lyon du 19 au 21 mars.

Salamandra robotica II fait trempette dans les eaux du Lac Léman. ©Kostas Karakasiliotis / BiorobSalamandra robotica II fait trempette dans les eaux du Lac Léman. ©Kostas Karakasiliotis / Biorob

Chez la salamandre, la locomotion est contrôlée par des circuits neuronaux distribués le long de la moelle épinière. Le choix du mode locomoteur, nage ou marche, dépend de l’intensité de signaux électriques envoyés par le cerveau à ces circuits médullaires.

S'inspirant du reptile, Salamandra robotica II reproduit au moyen d’un modèle numérique les réseaux de neurones médullaires qui engendrent les mouvements locomoteurs. C'est le seul robot inspiré de la nature capable de nager, de ramper et de marcher. Il  allie robotique évolution et neurobiologie et illustre la compétitivité exceptionnelle de la robotique suisse. Salamandra sera présenté par l'EPFL à Lyon, du 19 au 21 mars sur le salon Innorobo . Les signaux électriques envoyés par un ordinateur  " cerveau" permettent au robot de marcher ou de nager, de commander la vitesse et la direction de la locomotion.

L’équipe du professeur Auke Ijspeert a mis au point cette dernière génération en collaboration avec Jean-Marie Cabelguen de l’Université de Bordeaux et l’INSERM. Le robot amphibie a évolué beaucoup plus vite que son modèle animal. Salamandra robotica II est une version plus robuste, plus rapide, plus puissante du prototype réalisé en 2007.

Opérations de recherche et de secours

Il constitue un précieux outil pour mieux comprendre le système locomoteur et les pathologies associées. Il ouvre la voie à une génération de robots amphibies capables de modifier leur vitesse, leur direction ou leur mode de locomotion par l’envoi de commandes simples. Ce mode d’action pourrait être très utile dans des opérations de recherche et
de secours par exemple. Ces capacités entrent dans le domaine de la robotique de service, qui, à la différence de la robotique de production amène les robots à intervenir dans des environnements très variés, pour des taches non répétitives. La robotique de service, dans les domaines de la réhabilitation et de l’assistance à la mobilité des personnes ainsi que dans l’intervention en cas de catastrophe, est au coeur de ses projets retenus pour leur excellence.

Salamandra robotica II témoigne de la qualité et de l’innovation dont fait preuve la robotique suisse. Le Laboratoire de Bio-robotique de l’EPFL est membre du NCCR Robotics, le pôle de recherche national créé en 2010 et soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Regroupant une centaine de chercheurs répartis dans quatre écoles polytechniques fédérales et universités suisses, le NCCR Robotics développe des technologies robotiques au service de l’humain.

michel.deprost@enviscope.com

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