10 000 agresseurs menacent les cultures en France, selon l’UIPP

L’Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP) marque ses cent ans par une série de manifestations. Elle a notamment participé avec le groupe Bayer à une journée d’information à Lyon avec notamment pour objectif de réhabiliter son image.

Delphine Guey, directrice de la Communication de l'Union des Industries de Protection des Plantes ( UIPP) : 10 000 agresseurs menacent les cultures agricoles en France.
Delphine Guey, directrice de la Communication de l’Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP) : 10 000 agresseurs menacent les cultures agricoles en France.

Les temps sont inconfortables pour l’Union des Industries de Protection des Plantes (UIPP), qui souffre d’une image négative auprès de nombreuses associations, mais également au sein des médias, pour qui les pesticides et autres produits phytosanitaires pharmaceutiques sont considérés en bloc et sans nuance comme dangereux et inutiles. Or si la question des néonicotinoïdes constitue bel et bien un sujet clivant, elle a tendance à oblitérer totalement l’ensemble des activités d’un secteur entier.

C’est pourquoi l’association, qui réunit 21 entreprises (5 000 salariés), s’estime fondée à rappeller la nécessité d’une protection des végétaux agricoles, cultures annuelles ou arbres, qui sont nécessaires à la toute la population.

«  Il  faut savoir qu’en France 10 000 agresseurs menacent les cultures », rappelle Delphine Guey, directrice de la communication  de l’UIPP lors d’une journée d’information à Lyon . De 30 à 40 % des récoltes seraient perdus sans protection contre les maladies ou les parasites, soit, dans le cas du blé en france, l’équivalent de 34 millions de baguettes.

L’histoire de l’UIPP, créée en 1918, est jalonnée de progrès dans la lutte contre les maladies des cultures, les moisissures, mauvaises herbes ou insectes ravageurs. Elle a également été marquée par l’utilisation puis l’abandon progressif de produits dangereux, comme l’arsenic, le cyanure, ou des polluants organiques persistants (POPs).

Santé et environnement

Depuis les années 1980 et la prise de conscience d’effets négatifs de certains produits, d’abus, d’emplois inappropriés, la réglementation a évolué. Les conditions de mise sur le marché se sont durcies et les entreprises de l’UIPP ont accordé de plus en plus d’importance à la prise en compte de l’environnement et de la santé. D’une manière générale, en soixante ans les doses pour protéger un hectare de cultures ont été divisées par quatre, avec, toujours de manière générale, des molécules moins nocives.

Aujourd’hui, la recherche purement agronomique ne représente plus que 10 % des coûts de mise au point des nouveaux produits phytosanitaires : la recherche sur les effets sanitaires représente 50 % des dépenses, et celle liée aux effets environnementaux 40 %. Environ 300 études sont nécessaires pour évaluer une nouvelle substance active. Pour une molécule mise sur le marché, environ 150 000 molécules sont créées, testées, et finalement écartées pour manque d’intérêt ou en raison des risques.

Par ailleurs, si les entreprises de l’UIPP proposent des solutions chimiques de synthèse, elles développent également des produits d’origine minérale ou naturelle, destinés notamment à l’agriculture biologique (le cuivre, le soufre à l’état naturel, l’huile essentielle de thym, etc.), mais également des produits  de biocontrôle : organismes vivants (coccinelles, larves, bactéries, etc.), médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) ou autres substances d’origine biologique.

michel.deprost@enviscope.com

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