Eau

Eau : 21 millions d’euros investis en 2018 par l’Agence de l’eau RMC

Eau : 21 millions d’euros investis en 2018 par l’Agence de l’eau RMC

Au premier trimestre 2018, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a investi 21,5 M€, dans la région. Chaque année, elle soutient les acteurs du territoire, (collectivités, agriculteurs, industriels) pour améliorer la qualité des cours d’eau et des nappes phréatiques. Actuellement, 141 projets sont en cours de traitement.

Depuis quelques années, l’agence concentre ses efforts sur l’amélioration de l’assainissement et de l’eau potable. C’est d’ailleurs son chantier prioritaire et 63 % des aides (soit 13,6 M€) ont été attribuées à cet actif. Sur l’ensemble de ces financements près de 10,5 M€ on été utilisés pour réduire la pollution domestique qui est la principale cause de dégradation de la qualité des eaux.

La pollution régresse

Si les questions d’assainissement restent un enjeu majeur pour l’agence, la qualité des cours d’eau s’améliore nettement. En 25 ans, la pollution organique des villes a été divisé par vingt, grâce à la mise aux normes des stations d’épuration. Et aujourd’hui, 52 % de masses d’eau du bassin Rhône-Méditerranée sont en bon état pour ce qui concerne les masses d’eau superficielle les rivières, les cours d’eau ” souligne le directeur général de l’Agence de l’eau, Laurent Roy, dans le rapport de 2017. ” Lobjectif est à terme d’avoir 100 % des rivières en bon état dans le cadre de la directive européenne. Mais nous avons fixé un premier pallier à 66 % d’ici 2021″, explique Yannick Prebay, directeur de la délégation Rhône-Alpes.

Depuis 10 ans, l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a de nouvelles priorités. Elle souhaite mieux gérer les prélèvements car ils sont trop importants et perturbent 40 % des rivières. L’établissement public travaille également à renaturer les cours d’eau. L’artificialisation des rivières perturbe leur bon fonctionnement et pénalise leur capacité à auto-épurer la pollution”, poursuit Yanick Prevey. Au premier trimestre de l’année, 3,2 M€ ont été accordés à des projets de restauration de la morphologie et de la continuité écologique des cours d’eau”, indique l’institut dans un communiqué. Et en moyenne 50 km de rivière sont restaurés annuellement en Rhône-Alpes”, grâce à l’intervention de l’agence, détaille le directeur de la délégation Rhône-Alpes. De plus, elle supprime aussi des seuils et des barrages, pour faciliter la circulation des poissons. 

Prévenir plutôt que guérir

L’agence met tout en œuvre pour que les rivières fournissent de l’eau potable naturellement. Elle prône d’ailleurs une approche préventive plutôt que curative, à savoir “éviter la pollution plutôt que financer le traitement”. Au final, dépolluer coûterait plus cher pour le consommateur que d’utiliser une eau propre en amont. Par conséquent, l’agence encourage les actions écologiques, comme le passage au bio pour les agriculteurs, le désherbage mécanique plutôt que chimique. 

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