Aéroport Lyon-Saint-Exupéry : l’association de riverains redoute le développement

L’ACENAS, association de défense des riverains de l’aéroport de Lyon St Exupéry, engage une action en justice contre le développement des infrastructures dans la Plaine de St Exupéry. L’association engage un recours au tribunal administratif de Lyon contre la modification de la directive territoriale “Plaine de St Exupéry” (DTA) qui prévoit la possibilité d’extension de l’aéroport à quatre pistes . 

Le Préfet de Région Rhône-Alpes a récemment approuvé la modification de la Directive territoriale d’aménagement de l’aire métropolitaine lyonnaise (DTA) sur les 20 communes de l’espace interdépartemental Saint-Exupéry (1).

L’ACENAS refuse  ” de voir bafouer les droits des populations riveraines de vivre dans un environnement sain.”  Lors de l’enquête publique, 148 personnes ont rencontré le commissaire enquêteur, 660 observations ont été recueillies, des réserves émises par la commission d’enquête.

Les habitants sont inquiets de la concentration des nuisances aéroportuaires, routières et ferroviaires : extension à quatre pistes de l’aéroport, Contournement Ferroviaire CFAL, liaison ferroviaire Lyon-Turin, autoroutes…. L’ACENAS  exprime un  “un refus massif d’assister à une dégradation supplémentaire de leur environnement sans aucune solution pour les populations impactées.

Effets sur la santé et sur le climat

L’association met en avant les effets du transport aérien sur le climat. A l’échelle mondiale, l’aviation représente déjà 3% de la production des gaz à effet de serre. Le triplement de l’activité à l’aéroport de Lyon St Exupéry annoncé dans la DTA d’ici une dizaine d’années est selon l’association  contraire aux engagements de la France.

Etienne Tete, avocat de l’ACENAS  met en avant “ l’erreur manifeste d’appréciation au niveau de la réalité des besoins d’extension de l’aéroport. Les impacts des vols de nuit sur la santé (AVC, troubles cardiaques, retard d’apprentissage), le gel du développement harmonieux de 20 communes, la non prise en compte de la centrale nucléaire du Bugey constituent des éléments supplémentaires pour l’annulation de la décision.”

  1. Colombier-Saugnieu, Genas, Jonage, Jons,Meyzieu, Pusignan, Saint-Bonnet-de-Mure, Saint-Laurent-de-Mure, Saint-Pierre-de-Chandieu, Balan, Thil, Niévroz, Bonnefamille, Diemoz, Grenay, Heyrieux, Janneyrias, Saint-Quentin-Fallavier, Satolas-et-Bonce, Villette-d’Anthon.
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