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Les Rhônalpins des villes conscients de la dégradation de la qualité de l’air

Air Rhône–Alpes a réalisé un sondage auprès des Rhônalpins pour mieux connaitre leur opinion sur la pollution atmosphérique.

Globalement, les habitants de la région sont assez  conscients de l’impact de la pollution sur la santé. En  effet 73% d’entre eux jugent que la qualité de l’air de la commune dans laquelle ils résident est bonne. Mais l’opinion varie, en fonction du lieu d’habitation.

La qualité de l’air de leur commune est estimée  bonne par seulement 56% des habitants des agglomérations de plus de 100 000 habitants. La situation est plus positive à la campagne où 95% des habitants trouvent l’air propre. 

La qualité de l’air s’est dégradée depuis dix ans

 Plus de la moitié des personnes interrogées considèrent que la qualité de l’air s’est dégradée ces dix dernières années. C’est la conviction surtout des habitants de l’Isère et de Haute-Savoie. On sait que ce dernier département notamment avec le trafic de l’autoroute du Mont Blanc et l’industrie de la Vallée de l’Arve est le théatre d’épisodes de pollution réguliers surtout en hiver. C’est aussi le cas de la cuvette grenobloise. Pour une partie des Rhônalpins la pollution serait accrue aux abords des grandes villes et des axes routiers.

Les rejets industriels et les gaz d’échappement sont les éléments jugés les plus préoccupants pour respectivement 85% et 80% des Rhônalpins.

Une véritable préoccupation

Pour les liens entre ” santé et environnement ” la qualité de l’air est la préoccupation numéro un. On peut dire ( note de le rédaction) qu’ils vont dans le sens des conclusions d’experts de l’Agence Internationale de recherche sur le Cancer, qui ont récemment classé la pollution atmosphérique comme agent cancérogène…

Pour les Rhônalpins, leur santé est davantage touchée par la pollution quotidienne que par les pics de pollution. Ces derniers sous-estimés en fréquence par les deux-tiers des personnes interrogées. La fréquence des épisodes de pollution est fortement sous-évaluée mais en général, leur impact sur l’espérance de vie est surévalué.

Les habitants de Rhône–Alpes savent aussi que la qualité de l’air dans leur région est moins bonne que dans d’autres régions.La pollution atmosphérique est bien identifiée comme un problème global et non pas comme un phénomène circonscrit à Rhône-Alpes). Pour eux le problème doit être traité l’échelon mondial.

michel.deprost@enviscope.com

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